samedi 27 février 2016

Inlé à vélo


Avant de nous octroyer une journée de pirogue sur le lac Inlé et ses canaux, nous avons préféré la jouer relax en explorant à vélo les rives du lac et ses alentours. Nous quittons donc notre hébergement direction l’embouchure du lac. Sur le chemin, nous profitons des paysages champêtres qui s’offrent à nous : champs de tournesols, champs de cannes à sucre, habitations rurales, rizières, avant d’arriver au village de Maing Thauk, qui vit à moitié sur la terre ferme, à moitié sur pilotis. Cette partie d’habitat lacustre est reliée à l’autre par un pont de bois de 400 m de long.






















Nos estomacs en piètre état crient néanmoins famine et nous nous arrêtons dans un petit restaurant pour prendre quelques forces avant d’entamer le chemin du retour.

A une heure de notre village se trouve la « Winery de Red Montain ». Nous ne pouvions pas, ne pas nous y arrêter. Malgré une visite guidée, bien heureusement gratuite, nous n’avons malheureusement rien appris ni sur le domaine ni sur la vinification. Le guide n’en avait visiblement rien à faire. Lors de la rédaction de cet article la curiosité l’emportant, nous avons consulté le site internet officiel du domaine pour en apprendre davantage. L’histoire commence en 2002 à l’aide d’un vigneron français et de l’achat de matériel de vinification italien. Les premiers pieds de vigne sont plantés dans la foulée. Actuellement le domaine produit plusieurs types de vin : blanc, rosé et rouge de plusieurs cépages différents. Principalement Sauvignon blanc, Chardonnay, Shiraz Tempranillo et Pino Noir. Nous avons été ravis de pouvoir en déguster quelques-uns depuis la terrasse qui surplombe le lac.   












    

vendredi 26 février 2016

Direction lac Inlé


Comme nous ne savons plus nous passer des réveils matinaux, nous partirons de l’hôtel à 06.00 pour aller prendre notre avion à l’aéroport de Mandalay qui se trouve à 45 Km du centre-ville. Après une bonne heure de route, nous arrivons à l’aéroport qui se trouve au milieu de nulle part. De l’extérieur, il a l’air tout moderne et tout nouveau, comme l’intérieur, si ce n’est qu’on a oublié d’installer des écrans pour indiquer les heures des départs et les comptoirs d’enregistrement. Toujours le même problème avec nos billets achetés sur internet chez Air Bagan, opéré par une autre compagnie. Oli commence à en avoir marre que personne ne puisse donner des informations correctes. Il demande à parler en anglais à un responsable, mais finalement cela n’a rien apporté car l’employé n’était pas plus concerné que les autres collègues. Nous en arrivons à la conclusion que ce pays est loin d’être prêt à accueillir correctement les touristes et pourtant des touristes, il y  en a.


Nous déambulons dans les couloirs de l’aéroport à la recherche de la porte d’embarquement, car il y en a une série, mais finalement tous les départs se feront tous au même endroit. Nous prendrons un bon café en attendant  notre tour. Les embarquements se font comme à Rangoon, sans annonce, uniquement sur base de la vigilance d’un employé attentif aux autocollants de couleurs reçus à l’enregistrement et que nous arborons. Il est donc fort important de ne pas perdre ce précieux  sésame.  Après la quatrième tentative d’embarquement refusée, c’est finalement à notre tour. Nous prenons notre bus direction la  piste pour monter à bord d’un ATR en direction de l’aéroport de Heho.


Nous atterrirons à l’aéroport de Heho après  un vol de 30 minutes. Nous récupérons assez rapidement nos bagages que nous emmènerons avec nous à la recherche d’un taxi pour nous conduire à notre hôtel au lac Inlé. Pas moyen de négocier, le prix sont fixés par la  diaspora locale, pas non plus d’autre moyen pour se rendre où nous devons aller. C’est donc plein d’amertume que nous prenons place dans notre taxi hors de prix pour le  niveau de vie du pays. Nous commençons tout doucement à en avoir  marre d’être considérés comme des banques d’investissement ambulantes.

Nous arrivons à destination après une bonne heure de route pendant laquelle nous avons pu profiter du paysage assez montagneux avant d’arriver dans la plaine du lac Inlé. Le taxi nous dépose à notre logement le « Palace Nyungshwe Guesthouse » après avoir fait une halte au Palace Nyungshwe hotel qui  n’était pas le bon établissement.  


Nous prenons possession de notre chambre surclassée, certainement parce-que nous restons une longue période. La chambre est coquette et la salle de bain assez spacieuse. Nous sentons une certaine humidité dans la pièce qui est assez compréhensible avec les écarts de températures que nous avons : 14°c la nuit et près de 34°c la  journée.


Nous louerons des vélos pour nous rendre au centre de cette ville qui s’apparente plus à un gros village et irons manger. Nous testerons un restaurant à la carte variée et alléchante. Nous ne saurons jamais si c’est cette cuisine qui aura mis nos intestins à rude épreuve, surtout ceux de Nan puis ceux d’Oli.              



jeudi 25 février 2016

Pékin Express à Mandalay


La journée d’aujourd’hui s’apparentera à une épreuve de "Pékin Express". Premier challenge, trouver un taxi bon marché pour nous emmener voir le marché de Mandalay, puis aller voir quelques-uns des temples de la ville. Finalement, nous louerons les services de deux motos taxi (en tant que touriste il nous est interdit de louer des scooters) pour nous conduire en premier lieu au marché. Nous avons  bien trop tard constaté qu’il y avait, en plus du marché aux vêtements, une partie plus colorée et odorante où se vendaient fruits, légumes et nourriture.














Confortablement installés à l’arrière de notre scooter, nous atteindrons ensuite le monastère de Kyaung shwe in Bin après 20 minutes de slalom dans une circulation assez désordonnée. Il s’agit en effet d’un superbe monastère en teck commandé en 1895 par deux riches marchands chinois et assez méconnu des touristes. L’édifice central est construit sur des pilotis (des troncs d’arbre entiers) et présente un intérieur sombre et majestueux. Les balustrades et les corniches en bois du toit sont ornées de fins motifs sculptés.







Nous reprendrons place à l’arrière de nos motos pour nous rendre dans la pagode de Mahamuni. Il s’agit d’un lieu de pèlerinage très fréquenté par des milliers de fidèles qui s’y pressent chaque jour, notamment des familles accompagnant leurs enfants en robe colorée pour les cérémonies rituelles. La pièce maîtresse de cet imposant ensemble est le très vénéré Bouddha assis, haut de 4 m, l’un des plus célèbres du Myanmar. Beaucoup le croient vieux de 2.000 ans. Durant des siècles, des milliers de pèlerins bouddhistes (hommes) ont complètement recouvert le corps du Bouddha d’une couche de feuilles d’or de 15 cm d’épaisseur lui donnant un aspect boursouflé contrastant avec son visage lisse et brillant, poli avec dévotion par les moines chaque matin à 4 h du matin. 






















Le dernier challenge de la journée sera de trouver un endroit où nous pourrons manger quelque chose qui ressemble à de la nourriture comestible. Nous  finirons dans un restaurant thaï avant d’aller nous coucher, car le lendemain nous changeons de lieu et de province.