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lundi 20 juin 2016

Clean Moana – Philippines


Pour être honnête avec vous, nous nous attendions à voir beaucoup plus de déchets que ce que nous en avons vu aux Philippines. C’est très réducteur de conclure que toutes les Philippines sont à l’image de Bohol, Siquijor et Cebu, mais ce serait magnifique si tel était le  cas. Les quelques clichés pris lors de notre séjour de trois semaines l’attestent.

Mactan-Cebu est l’île la plus peuplée et certainement un terrain propice à la multiplication des déchets par habitant en configuration urbaine. Il n’est donc pas rare de voir des dépôts clandestins de déchets ou tout simplement un plastique, un mégot ou une canette sur le sol. Par ailleurs, nous sommes de plus en plus convaincus que la crasse attire la crasse, mais qu’il s’agit aussi d’un manque d’éducation et d’information. L’autre cause est à imputer aux autorités qui ne mettent pas en place le système de ramassage des ordures adéquat et adapté aux lieux ainsi qu’aux us et coutumes locales. 


Bohol est dans l’ensemble assez bien préservée, aussi bien sur les côtes que dans les terres. De là à dire que c’est zéro déchet, il y a un pas que nous ne voudrions pas franchir. La plus propre des trois îles est incontestablement Siquijor. Elle est aussi la moins peuplée. Peut-être que les petites actions individuelles que nous avons rencontrées dans des lieux fortement fréquentés sont la clé du succès. Qu’il s’agisse de sacs accrochés aux arbres ou ces vieux pneus transformés en poubelles, il semble que cela portent ses fruits. L’explication la plus plausible nous fut donnée par un habitant, qui nous expliqua que cela était lié aux élections qui  venaient de se dérouler afin d’obtenir des aides. Comme quoi, avant toute chose, c’est l’argent qui dicte le monde et non pas le savoir vivre ensemble. Mais, il semble que les habitants se plaisent dans un tel environnement, car nous avons constaté à de nombreuses reprises qu’ils nettoyaient aussi bien devant chez eux qu’ailleurs. S’il faut organiser des élections chaque année et agiter la  carotte pour faire avancer le camion ballet, alors nous voterions oui tout  de suite.


Les plages étaient visiblement également débarrassées des déchets, car il semblerait qu’en temps normal elles soient plus sales. La cause serait le mauvais temps et les courants. Nous pouvons le concevoir mais il ne faut pas tout mettre sur le dos de mère nature, car les objets que la mer crache sur les plages doivent bien provenir de quelque part et surtout de quelqu’un.


Notre bilan est assez positif et nous conforte dans l’idée que même si le  monde parfait n’existe pas, un mode meilleur est toutefois possible et dépend de tout un chacun. Mais avant tout, il faut y croire et faire en sorte de sensibiliser les gens en prenant d’autres habitudes. Nous resterons vigilants pour notre dernière destination qui sera la Chine.          

mercredi 1 juin 2016

Clean Moana – discipline japonaise


Pendant 21 jours nous avons cherché, traqué, scruté, chassé le moindre plastique, mégot, déchet, la moindre canette, bouteille en plastique ou en verre, mais fort de constater, nous avons  échoué. Ce n’est pas faute d’avoir été inattentifs, voir laxistes ou tête en l’air, mais tout simplement dans les villes, les métros, les bus, les trains, les lieux publics, les lieux touristiques, tout est mis  en œuvre pour déposer ses déchets quelque part. Pourtant les poubelles ne sont pas omniprésentes tous les 10 mètres, mais celles qui sont placées aux endroits stratégiques semblent être efficaces. Quand il n’y en a pas accessible, les japonais gardent leurs déchets jusqu’au moment où ils en trouvent une. N’est-ce pas tout simplement magique de se dire que tout réside en l’éducation et le savoir vivre ensemble ?  Nous avons évidemment suivi la tendance comme il se doit. Des campagnes de ramassage et de nettoyage semblent être organisées dans certaines grandes villes pour les, distraits qui ne se seraient pas rendu compte qu’ils étaient au Japon.




Lors de nos nombreuses pérégrinations devant les magasins d’alimentations, gros producteurs de déchets malgré eux, nous  avons pu constater que les poubelles ne manquaient pas non plus et c’est très bien ainsi, car lors de nos achats quotidiens et les repas consommés, préparés chaque jour nous nous  sommes très vite rendu compte que l’emballage et le suremballage était une véritable plaie. Nous n’avons pas poussé nos investigations jusqu’à savoir ce que ces déchets devenaient, s’ils étaient triés, broyés, brulés, mais nous  avons trouvé une action de recyclage très intéressante même si nous n’en connaissons pas le but. Nous supposons que la collecte de bouchons en plastiques devait servir à une œuvre caritative touchant la petite enfance. Comme toujours, il existe des actions, aussi petites soient-elles, honorables et constructives.




Nous ne pouvons pas nous prononcer quant à l’impact sur les côtes, les plages et la mer, car nous ne nous sommes pas promenés de ce côté-là. Nous espérons qu’il en est de même, malgré les images que tout un chacun a en mémoire des récents tsunamis qui ont drainé des tonnes de détritus à travers les océans et les terres japonaises. Ne leur jetons pas la  pierre, car ils n’y sont pour rien.            

samedi 7 mai 2016

Clean Moana – Musée de la marine de Hong Kong


Comme signalé précédemment, le musée de la marine de Hong Kong que nous avons visité aujourd’hui , vaut le déplacement. Il se trouve juste à côté des départs des stars ferry’s et des big bus. Trois étages permettent de retracer l’histoire maritime et son commerce depuis les jonques chinoises aux super-tanker de nos jours.







Nous nous sommes attardés quelque peu dans une partie qui nous tient à cœur depuis longtemps et dont nous sommes les ambassadeurs depuis le début de notre périple. A notre grand étonnement et à notre grande satisfaction, nous avons pu approfondir nos connaissances sur la  problématique des déchets marins que  l’on trouve dans la  mer et sur les côtes de Hong Kong. Nous ne nous sommes pas rendus dans cette partie de la péninsule et n’avons donc pas pu le constater par nous-mêmes, juste ce qui était un fait avéré en ville, zéro déchet. La seule  chose que nous avons pu photographier, ce sont ces poubelles omniprésentes et qui certainement permettent d’arriver à ce résultat.




Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les déchets marins de Hong Kong, nous les invitons à consulter le site internet : https://coastalwatch.hk/home-en .

jeudi 28 avril 2016

Clean Moana – Thaïlande

Les deux mois que nous venons de passer en Thaïlande nous ont permis de collecter suffisamment de clichés pour constater qu’il n’existait finalement que deux types d’environnements pollués par la main de l’homme : la terre et la mer. Avant de programmer ce voyage, notre ambition était de rencontrer à chacune de nos étapes les populations locales, de les sensibiliser à la problématique et leur montrer l’impact en proposant des solutions. Nous nous sommes très vite rendu compte que pour ce faire, il faut du temps, du matériel, de l’argent et la possibilité communiquer avec les gens. N’ayant aucun des quatre, nous  avons  préféré être les ambassadeurs en montrant l’envers du décor paradisiaque à travers les articles et les photographies à la fin de chaque séjour dans un pays. Notre projet est toujours bien présent dans nos esprits, il a juste pris une autre tournure en attendant d’être redéfini.




Les différentes îles thaïlandaises que nous avons pu visiter, à terre et en mer, nous ont à nouveau rapproché du sens premier de « Clean Moana », qui pour rappel, signifie en anglais « nettoyer » et en polynésien « l’océan ». http://nanolienvadrouille.blogspot.jp/2015/03/clean-moana.html

La mer et les côtes ne sont pas épargnées par le plastique dur, le  plastique mou tel que les sachets que les tortues prennent souvent pour des méduses.  Le métal, le polystyrène, les cordes et les filets  de pêche, le verre et bien d’autres objets dont on se demande l’origine sont bien présents également.    





Nous pensions que la Thaïlande était préservée par ce fléau, car tout semblait avoir  été mis en place pour réduire l’impact malgré une forte démographie et un tourisme impressionnant. Bangkok nous semblait épargnée, car les rues du centre-ville étaient propres, certainement grâce à l’énergie mise en place depuis une dizaine  d’année pour rendre la ville propre. Malheureusement le fleuve Chao Praia charriait quelques déchets, bien présents mais insignifiants à l’échelle de la ville et de sa population. Hélas, le rêve s’est très vite effondré quand nous avons vu qu’il n’en était pas de même dans d’autres endroits touristiques tel que Ayutthaya, Sukkotai ou encore la région montagneuse autour de Chiang Mai.



L’endroit où nous avons été le surpris, c’est dans ces petites îles paradisiaques, où malgré une contribution ou une taxe locale (appelons là comme on veut), le résultat est effroyable. On a beau nous expliquer que c’est la mer qui apporte toutes ces crasses, mais elles y ont été jetées bon sang !!! Et si en plus on se permet de collecter cet argent, certes parfois minime (0,25 €) mais multiplié par le nombre de touristes que les avions et bateaux déversent quotidiennement, il est mal venu d’offrir un tel spectacle aux touristes et de pratiquer la politique de l’autruche.







Nous avons comme toujours pu voir des petites initiatives locales, comme des poubelles à base d’anciens pneus, des centres de dépôt, des affiches montrant la durée de vie des déchets ou encore cet homme qui sensiblement vivait du recyclage des bouteilles en plastique. Malheureusement ne maitrisant pas le thaï nous n’avons pas pu en savoir plus sur le sujet.





Notre voyage ne touche pas encore à sa fin et la chasse aux images « chocs » continue.


mercredi 9 mars 2016

Clean Moana Myanmar

Nous avons essayé de prendre un maximum de recul par rapport à la  destination qui n’a pas toujours été facile pour nous au niveau de l’hygiène avant d’écrire cet article. Que dire du Myanmar et du traitement des déchets. Tout a commencé pour nous avec Rangoon et ses égouts à ciel ouvert où tout le monde peut y jeter ce que bon lui semble. Nous nous sommes dit qu’il s’agissait d’une grande ville et que c’était normal, qu’à la campagne cela devait être totalement différent.  


Nous nous sommes ensuite rendus à Bagan, haut lieu touristique du pays qui draine certainement le plus de touristes dans ce pays et nous avons été agréablement surpris car les sites n’ont pas l’air  de souffrir de ce fléau. Il semble que les autorités ont placé la barre très haute en affichant partout le long des routes « no plastic zone ». Il semble que cela porte ses fruits, ce qui nous réjouit. Une idée nous est venue pour motiver d’autres lieux ou sites, pourquoi  ne pas décerner, comme nous  le faisons en Europe pour les villages fleuris, une nouvelle mention village sans déchet avec de l’argent à la clé, car nous avons constaté que seul l’argent peut faire avancer ce type de projet.


Nous n’avons pas pu nous rendre compte de la situation en bord de fleuve en quittant Bagan pour nous rendre à Mandalay, car il y faisait nuit. Mais en arrivant à Mandalay, nous avions l’impression à nouveau d’être à Rangoon. C’est peut être normal car il s’agit de la seconde plus grande ville du pays. Nous avons pu constater qu’il n’y avait pas vraiment de système de ramassage des ordures et que souvent des personnes brulaient les déchets ou ramassaient ce qui pouvait être monnayable et recyclable comme : cartons, bouteilles en plastiques, en verre ou canettes en métal. Comme  toujours, ce sont de petites initiatives individuelles qui apportent de petites solutions, mais c’est déjà un très bon début.



Ce qui nous a le plus déçu, ce sont ces sites touristiques jonchés de toute sortes de déchets ou ces lieux où les animaux fouillent dans les détritus ou encore ces endroits en pleine nature au beau milieu de nulle part où il ne devrait pas y avoir de pollution humaine.






Il semble  que ce type de paysage ne choque que les occidentaux soumis  à toutes sortes de programme de recyclage et non les autochtones qui ont toujours vécu avec cela et ne comprennent pas encore l’impact environnemental que cela a et aura dans le futur si rien n’est fait. Tout est une question d’éducation, d’apprentissage et de vouloir que seul le  pouvoir en place peut apporter. Nous avons appris que Mrs Aung San Suu Kyi en ferait une priorité de son parti politique. Nous lui souhaitons beaucoup de succès, car le travail à fournir est colossal. De plus, ce n’est pas une bonne publicité pour le tourisme, si rien n’est fait rapidement.



Nous vous avions également déjà fait part dans un précédent article  de cet enfant qui jouait dans les ordures au pont Ubein, sous les regards indifférents de ces touristes captivés par le coucher du soleil. 

Nous pensions avoir vu le pire, mais nous le découvrirons à la fin de notre séjour, au camp de base du rocher d’or, où la rivière a pratiquement disparu sous les immondices. Nous n’avions jamais vu ça de nos propres yeux, juste en photos dans d’autres pays et cela nous a littéralement retourné les tripes. Comment un pays peut-il en arriver là ?        


C’est donc sans aucune tergiversation que le Myanmar devient leader des pays les plus sales que nous avons visité et prend la place de l’Indonésie que nous  avions qualifiée de patrie du plastique. Nous lui décernons la savate d'or. Espérons que nous  ne serons plus amenés à vous montrer de telles images de pays que nous allons encore parcourir. Nous restons attentifs.