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dimanche 3 avril 2016

Que de bonnes nouvelles pour le 200 ème article !

Comme nous l’avions fait pour la petite Vahiani, le bébé de nos amis polynésiens Marylène et Ralph, nous voulions partager avec vous la venue au monde du bébé de Very, notre chauffeur à Yogyakarta (Java) en Indonésie. Malheureusement, nous ne connaissons pas encore son prénom, mais nous lui souhaitons ainsi qu’à ses parents le plus de bonheur possible.


Nous avons tardé à  vous donner des nouvelles, car nous en attendions, des personnes que nous avions rencontrées  aux îles Fidji et aux Tonga, qui ont subi il y a un mois le plus violent cyclone du nom de « Winston » de leurs histoires. Les vents de plus de 300 km heure ont balayé ces îles paradisiaques en faisant de nombreux morts et dégâts. Pour y être passés, y avoir séjournés et rencontrés toutes ces magnifiques personnes, cela nous a fortement interpellés et inquiétés. Bien heureusement, rien de dramatique pour :

Niu, notre guide aux cascades sur l’île de Taveuni


Suzy et le chien Botton, que nous avions rencontré lors de notre traversée en ferry à destination de l’île de Taveuni et qui travaillait dans le backpackers où nous logions.


Sabine, la  monitrice de plongée du backpackers de Nadi avec qui nous avions fait une sortie snorkeling et avec qui Oli avait fait une initiation à la plongée.


Ma et Vika, les deux comparses de la « Noa guesthouse » de Nuku Alofa.


Tai et Sala, les propriétaires de la guesthouse « Port Wine » sur l’île de Vava’u.   


mardi 12 janvier 2016

La traversée de Bali


Nous sommes le 2 janvier 2016 et aujourd’hui, nous nous rendons en taxi au port de Ketapang tout à l’est de Java pour prendre le ferry qui nous mènera à Gilimanuk au nord-ouest de Bali. La traversée doit prendre 45 minutes mais durera finalement 1h30 pendant laquelle nous prendrons des photos des pêcheurs sur leurs frêles embarcations, ainsi que de quelques passagers qui à leur tour nous demanderons pour pouvoir être pris en photo avec eux. C’est un peu la croisière s’amuse en attendant notre tour pour accoster. A la sortie du bateau, un chauffeur nous attend comme prévu et nous emmènera au port de Padangbai au sud-est de Bali où nous prendrons le bateau le lendemain pour nous rendre sur les îles Gili. Le trajet prendra plus de 5 heures, lors desquelles nous écouterons tous les styles de musiques, jusqu’à subir du gamelon, musique traditionnelle balinaise.








Nous arriverons en milieu d’après-midi au « Celagi  Inn » où nous prendrons nos quartiers finalement pour deux nuits et non une, vu le gros coup de fatigue musculaire de Nan fort probablement dû à l’ascension du Kawah Ijen et aussi à une fièvre certainement provoquée par la gastro. Cela fait maintenant plus de 6 mois que nous  voyageons, bougeons, que nos organismes sont mis à rude épreuve, car ce n’est pas de tout repos de changer aussi souvent de logement, d’endroit, de pays, de langue, de coutume, de nourriture sans oublier qu’il faut aussi toujours préparer la suite du voyage tout en profitant du moment présent. Nous essayons de nous octroyer dès que possible des moments lors desquels nous levons légèrement le pied, mais il faut reconnaitre que les derniers jours ont été assez éprouvants. Nous avons malheureusement dû faire face à quelques échéances au niveau du timing et des disponibilités lors des fêtes de fin d’année.



Après un bon petit  déjeuner pris sur le toit de l’établissement, Oli en profitera pour visiter ce village portuaire d’où partent les bateaux à destination de Lombok et des îles Gili. Quelques petits temples ci et là décorent les ruelles qui s’animent avant le départ des nombreuses navettes rapides qui relient toutes ces îles. Nan pendant ce temps en profite pour se reposer un maximum avant sa séance de massage qui sera pratiquée par un monsieur non-voyant qui mettra tout son savoir, sa connaissance et son expérience pour la soulager un maximum de ses douleurs musculaires. Nous l’en remercions encore, même s’il n’a pas pu faire de miracles.  Peut-être que la nuit sera bénéfique.   











    

dimanche 10 janvier 2016

Mémorable Nouvel An

C’est complètement cassés par notre ascension du Kawah Ijen que nous prenons possession de la chambre à « l’hôtel Blambangan ». Nous ne tiendrons pas le coup longtemps et ferons une très  longue sieste en vue de fêter dignement le passage à l’an nouveau. A notre réveil, vers 19.00, Oli prépare l’apéro et ensuite réserve une table au restaurant, sauf qu’il n’y a pas de restaurant et que la cuisine est déjà fermée. Ni une ni deux, il hausse le ton et rappelle que pour nous c’est un jour important et que c’est inadmissible. La réceptionniste quelque-peu embarrassée propose néanmoins la solution d’un repas en chambre. N’ayant pas le choix, nous acceptons et mangerons ce que le cuisinier a bien voulu nous préparer pour l’évènement. Le comble, c’est qu’après nos deux apéros et les deux bières « tièdes » chacun, nous nous sommes endormis bien avant les douze coups de minuit. Nous  avons mis cela sur le compte de la fatigue, ce qui pour une fois est la stricte vérité. Et dire que ni la mosquée ni les trompettes ne nous réveilleront.





Bien reposés, la tête pas trop embrumée et l’estomac pas trop rempli, nous nous sommes levés vers 08.30 quand la femme  de chambre a frappé à la porte pour faire la chambre. Comme quoi, autre pays, autre coutume comme l’atteste le coran, le tapis  de prière et surtout la flèche au plafond qui indique la direction de la Mecque. Vu que nous sommes réveillés, nous allons prendre notre petit déjeuner typiquement indonésien avant de nous relaxer au bord de la piscine où nous étendrons notre linge en plein soleil…nouveau concept de laundry !




Vers 14.00 ,nous sortirons à deux pas de l ’hôtel pour aller manger autre chose que du bami, nasi, moisi ou autre vomi goreng. Nous tomberons sur un petit  établissement bien charmant à l’allure coquette où nous prendrons chacun deux assiettes de spaghetti bolognaise et carbonara. C’est l’après fêtes après tout, nous mangeons léger et buvons du jus de citron. Ensuite, rien de tel que la grande « transat » au bord de la piscine pour digérer tout cela.   


Dans l’enfer du Kawah Ijen


Le plateau d’Ijen est en réalité une vaste zone volcanique couverte d’une somptueuse forêt et dominée par trois cônes : l’Ijen (2 368 m), le Merapi (2 800 m) et le Raung (3 332 m). Cette région de hauts plateaux, faiblement peuplée, est parsemée de plantations de café, de rizières et de quelques villages isolés. Nous dormirons dans l’un d’eux et nous quittons donc notre logement de Kalibaru où nous serions bien restés encore peu. Nous arrivons « Kawah Ijen Guesthouse », qui se trouve dans un de ces charmants petit  village en bord de rizière au pied du volcan. La route n’est pas trop longue et il est 15.30 lorsque nous prenons possession de notre chambre. Soit dit en passant, pour le prix que nous payons, nous  ne nous attendions pas du tout à un tel accueil dans un tel endroit plus que recommandable. Avant la visite du village avec Edy Mickey, le  propriétaire de la guesthouse, nous dirons au revoir à notre chauffeur Ronnie, avec qui nous avons tant appris sur son pays. Avec lui, nous avons pu librement parler de politique, de sexualité, de prostitution, de la religion musulmane que nous ne connaissont que très mal à cause des informations déformées que les médias véhiculent. Nous avons pu également parler nourriture, car Ronnie est un fin gourmet. Si vous désirez l’avoir comme chauffeur, vous pouvez le contacter par e-mail à l’adresse Ronniesendu@hotmail.com ou par téléphone au +6281328002269.














Miss rizières Kawah Ijen 2015



Ex Miss Kawah Ijen 1915







Comme proposé par Edy, nous faisons la visite du village et la  connaissance de certaines personnes. Pour nous c’est un honneur, mais pour les villageois cela semble l’être encore plus. Nous nous comblons de ce moment privilégié et après une bonne heure passée en compagnie des souriants villageois, nous décidons d’aller nous reposer quelques heures, car notre prochain rendez-vous est à minuit avec le chauffeur et le guide qui nous conduirons au Kawah Ijen. Nous avons choisi la facilité ainsi que la sécurité et avons réservé auprès de « Pepe Tours » (operator.tour@yahoo.com – www.ijenpepetour.com) qui s’avèrera par la suite être le bon choix. Nous avions lu tellement de commentaires négatifs sur l’approximation organisationnelle plus proche du foutoir intégral qu’autre chose à l’entrée du volcan que nous ne voulions pas nous énerver inutilement. C’est peut-être aussi parfois le prix à payer pour une certaine tranquillité et sécurité.



Nous aurions pu faire l’ascension au lever du jour, mais alors nous n’aurions pas pu voir les flammes bleues que crache le volcan. Dire qu’il n’y a que deux endroits au monde où cela existe, vous comprenez que nous n’aurions pas voulu passer à côté.






Pour ceux qui l’ignorent, le Kawah Ijen est un volcan qui contient au centre de son cratère un somptueux lac sulfurique turquoise à 2 148 m d’altitude. Au bord du lac, des émanations sulfureuses s’échappent de la cheminée du volcan et l’eau bouillonne quand l’activité s’intensifie. L’Ijen est un centre important de collecte de soufre utilisé en cométique. L’activité d’extraction de blocs de soufre se fait manuellement dans les émanations de ce gaz qui peut être mortel. Le lac acide l’est également si par malheur un des nombreux ramasseurs de soufre que l’on rencontre tout au long de l’ascension venait à y tomber par mégarde. C’est la raison pour laquelle il faut être extrêmement prudent quand on s’approche trop près. Récemment un touriste américain en a fait les frais.











L’ascension du volcan n’est pas particulièrement difficile, la montée est raide mais  constante, il suffit de ne pas marcher trop vite  et de regarder à la lueur de sa lampe frontale où l’on met les pieds. C’est la descente dans le  cratère qui elle est nettement plus périlleuse. Il faut être plus  que prudent, mais l’effort en vaut la chandelle. Le spectacle est époustouflant, unique au monde et la vue imprenable sur les flammes bleues, les fumeroles grises ainsi que les coulées de soufre rouge-jaune sur fond de lac  turquoise. C’est tout simplement Waouw !!!. Il n’était pas, à nos yeux, nécessaire  d’aller plus loin dans cet enfer sulfurique même si nous avions des masques, la vue depuis le promontoire à mi-chemin dans le cratère était largement suffisante.   















Lors de la remontée hors du cratère, nous croisons ces porteurs de soufre qui ont du mérite à faire ce qu’ils font dans de telles conditions et surtout pour le  prix qu’ils en reçoivent. Un ramasseur expérimenté en bonne condition physique peut porter entre 60 et 80 kg de cet or jaune, pour la modique somme de 0,06 € du kilo. Les plus téméraires ou les plus nécessiteux font jusqu’à deux aller-retour par jour. Ils sont juste équipés d’un foulard humide autour du visage, cigarette à la main et sandalettes aux pieds … c’est tout simplement inhumain en sachant qu’ils commencent vers 3 heures du matin jusqu’à environ 15.00. Il nous aura fallu 2 heures pour monter et 45 minutes pour redescendre dans le cratère et la même  chose pour le retour. Les porteurs de soufre mettrons eux jusqu’à 6 heures avec la charge pour sortir du cratère jusqu’au point de livraison.





A la sortie du cratère où le chemin est plus praticable, on commence tout doucement à voir des petites charrettes permettant de porter la charge et c’est peut-être très bien ainsi. Certains se font également un petit pourboire avec les photos prises par les touristes ou les morceaux de souffre sculptés qu’ils vendent .La plupart des touristes le font de bon coeur  ou donnent quelques cigarettes, car même si les conditions sont dures, la plupart des ramasseurs et porteurs fument. Il est donc compréhensible qu’ils ne font pas de vieux os et cherchent tous, quand ils en ont la possibilité, à arrêter le plus vite possible ce travail inhumain  et se reconvertir, comme Edy, le propriétaire de la guesthouse pour qui nous avons énormément d’admiration. Ce  jeune homme mérite que l’on loge chez lui et mérite de réussir dans la vie. Vous le trouverez sur Booking.com, sur AirBNB et sur Tripadvisor.




Nous rentrerons à notre guesthouse assez touchés par ce que nous  avons vu et également éprouvés physiquement. Le petit déjeuner indonésien qui nous sera servi nous redonnera de l’énergie pour la suite de notre journée. En effet, nous ne resterons pas à Ijen, mais nous logerons 2 nuits à Ketapang pour fêter le nouvel-an.