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mardi 20 novembre 2012

Dauphins de l’Irrawaddy


Rien de tel qu’une belle promenade sous le soleil radieux pour se dégourdir les jambes et digérer le bon petit déjeuner que nous venons de prendre. La journée s’annonce belle et à nouveau très variée.










Nous avions entendu parler des dauphins endémiques de l’Irrawaddy à Kampie à 25Km au nord de Kratie. C’est, entre autre, la raison de notre passage dans cette région. Qu’a-t’il de si particulier ce dauphin ? Il vit en eau douce et seulement dans cinq endroits au monde dont le Cambodge et plus précisément dans le tronçon de 190Km du Mékong entre la frontière laotienne et la ville de Kratie. Il est gris foncé au front proéminent doté d’une petite nageoire dorsale arrondie. Il peut atteindre une taille moyenne de 2,75 mètres. Nous avons dû nous armer de patience avant d’en apercevoir un spécimen isolé et timide, ne nous montrant qu’une petite partie de son corps.             






L’île de Koh Trong qui fait face à la ville de Kratie sera au programme de cette matinée. Elle est réputée pour ses pamplemousses, les meilleurs de tout le Cambodge. Nous n’y gouterons malheureusement pas. La traversée en bateau de 10 minutes se fera avec quelques locaux avant que nous ne débarquions sur la plage pour aller visiter le village principal au milieu des cultures. Nous partagerons le bateau du  retour avec quelques moines.














En début d’après-midi, nous reprenons la voiture vers le Sud en empruntant la Nationale 7 jusqu’à Snuol d’où démarre la route de moyenne montagne jusqu’à Sen Monorom, le chef-lieu du Mondolkiri. Cette région forestière est assez verte et arborée, très inattendue pour nous. Après quelques recherches, nous finissons par trouver notre logement.










lundi 19 novembre 2012

De marché en marché vers Kratie


Notre nuit fût quelque peu perturbée par l’affluence de moustiques auxquels nous  avons fait la chasse. Du coup, nous avons légèrement costumisé les murs blancs de la chambre du « Sokha hotel »,  les taches de sang en témoignent. Nous aurions peut-être dû opter pour l’autre hôtel, quitte à rester éveillés à cause des chants de karaoké chinois. Pour nous remettre de cette courte nuit, nous nous sommes rués sur un copieux petit déjeuner. 



Les bagages déjà prêts, contents de changer d’endroit, nous nous mettons en route pour la ville de Kratie.


Le long trajet sera entrecoupé par de nombreux arrêts. Le premier sera pour le marché de Kampong Cham où règne une joyeuse ambiance désorganisée et structurée à la fois. L’endroit grouille de monde, de nourriture, de fruits et légumes exotiques sans oublier les vêtements et les gadgets made in China.


















Nous rempilerons ensuite pour une croisière sur le fleuve qui traverse la ville de Kampong Cham, littéralement « port des Chams » du nom de l’ethnie minoritaire qui y vit et pratique l’islam comme religion.










Nous prenons ensuite la direction du temple de Nokkor ou Vak Nokor qui se trouve à 2,2km de la ville. Le complexe a été transformé en monastère bouddhiste. Le temple  central abrite un bouddha que les khmers rouges avaient décapité en son temps mais qui a été restauré depuis.








Nous aurions pu faire l’ascension de la colline de l’homme et/ou de la femme, mais nous avons privilégié le marché se situant au pied de ces deux collines.








Après un repas en bord de fleuve au pied d’un tout nouveau pont (le pays est en pleine mutation), nous continuerons notre route. Nous ferons à nouveau une petite halte après quelques heures pour nous dégourdir les jambes sur un grand parking d’où partent de nombreux minibus et où les femmes vendent des petits en-cas bien étranges. Il ne s’agit pas de friandises habituelles, mais bien de fourmis, de mygales et de grillons frits. Même si Oli était tenté, le fait de voir ces mygales vivantes sortant des seaux et se promenant sur les mains des vendeuses, nous ont fait renoncer à y goûter. De plus, Ong nous l’a déconseillé pour des questions d’hygiène et d’intolérance de nos estomacs fragiles d’européens.









La journée n’est pas encore terminée, la route se prolonge, le jour tombe et le ciel s’obscurci anormalement. Le ciel se zèbre d’éclairs et une forte pluie s’en suivra. Selon notre guide, cela ne durera pas longtemps, car nous n’allons pas dans cette direction. Il semble ne pas connaître la  région ni la météorologie, car nous nous dirigeons tout droit sur l’orage juste au- dessus de Kratie. C’est sous les parapluies que nous nous rendrons à la réception de notre coquet logement de type colonial.