Affichage des articles dont le libellé est Pékin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pékin. Afficher tous les articles

jeudi 21 juillet 2016

Fin d’une belle aventure


Aujourd’hui est un jour très particulier, car nous amorçons le voyage retour. Nous savions bien en le débutant le 29 juin 2015 qu’il y aurait une fin mais elle semblait loin. Comme nous ne sommes pas du style à abandonner, nous sommes allés au bout de notre aventure même si nous avons dû quelques fois l’adapter par la force des choses. La dernière étape sera le long vol en airbus A380 à destination de Frankfort, mais avant il faudra encore se rendre à l’aéroport de Pékin, ce que nous  ferons en taxi. Nous n’avons pas poussé le  bouchon à prendre les transports en commun chinois aux heures de pointe avec tout notre barda. Nous arrivons suffisamment tôt que pour faire relax toutes les formalités et prendre place au deuxième étage de notre avion.



Confortablement assis, nous dégusterons notre petit verre d’accueil pour fêter notre cinquantième et dernier vol. Nous profiterons du service jusqu’au bout avant de fermer nos yeux et rêver de ce qui fût pour nous  une expérience unique que nous avons concrétisée  et dont nous rêvions depuis plus  de sept ans. Tout  arrive à qui sait attendre et  il faut surtout se donner les moyens de vivre ses rêves et non d rêver sa vie. Ce ne seront pas les turbulences qui nous réveilleront, mais bien l’annonce disant que nous approchons de Frankfort où la température et le météo nous refroidissent déjà. Nous qui avons eu en moyenne 30°c et tout au plus 15 jours de pluie en un an, ne sommes pas vraiment ravis de revenir dans le froid et la pluie. Bienvenue en Belgique !



Le retour à la maison ne se fera pas aujourd’hui, nous avons préféré réserver une chambre dans un hôtel proche de l’aéroport et de la  gare ferroviaire, même si il s’agit  à nouveau d’un ibis, que d’attendre 3 heures sur le quai de la gare et rentrer à la nuit tombante en Belgique. Ainsi, nous avons l’impression que le rêve continue.  Pour ne pas sombrer dans la mélancolie et la morosité, nous nous sommes octroyé un bon repas improvisé avec des produits bien européens achetés  dans l’Aldi du coin. Nous avons apprécié et nous n’avons rien laissé.


Après une nuit passée dans notre chambrette sans prétention, nous avons repris  la  navette pour nous rendre à l’aéroport et ensuite à la gare ferroviaire, le train en direction de la gare de Liège Guillemins où nous étions attendus par un comité d’accueil qui  nous a fait tant plaisir. Surtout Régine, qui malheureusement n’apparaît pas sur les photos et qui a tout mis en œuvre pour arriver à l’heure, mais de foutus embouteillages l’ont retardée. Nous nous serions crus un an plus tôt. Les retrouvailles fûrent chaleureuses et nous avons fêté ensemble celles-ci autour d’un bon repas en compagnie de nos  proches. Merci pour être venus.




Restez connecté, il y aura peut-être d'autres articles. La vie continue et les voyages aussi.

mercredi 20 juillet 2016

Plus de 6.000 Km de mur


Nous voulions terminer la publication sur la Chine avec ce qu’il y a certainement de plus grandiose au monde, la grande muraille de chine. Ce sera tout un programme, toute une expédition. Avec le recul, nous aurions mieux  fait de prendre une excursion tout organisée, certes plus chère que ce que nous avons payé, mais cela  aurait  été nettement plus  rapide et reposant pour nous. 


Tout commence avec un lever à 06.00 du matin et un trajet en métro pour rejoindre le terminus des bus d’où partent ceux pour la grande muraille, selon les explications trouvées dans les guides et les blogs. En voulant monter dans le bus renseigné dans notre documentation, une dame en uniforme nous demande où nous voulons nous rendre et nous conseille de plutôt prendre un autre bus, pas plus cher, mais nettement plus rapide, juste 5 stations en une heure de trajet. Nous lui faisons confiance et prenons place dans celui- ci. Le bus prend la direction nord de la ville et tombe assez vite dans les embouteillages d’un long WE, ce que nous n’apprendrons qu’à notre retour. Il nous faudra donc bien plus qu’une heure pour arriver à destination en compagnie des autres clients qui tous sont chinois. Nous sommes les deux seuls blancs (long nez comme ils disent) et nous commençons à trouver cela étrange. A notre sortie  du bus, pas de navette comme indiqué mais  bien des voitures privées qui  pratiquent des prix exorbitants. Nous ne fléchissons pas et sommes même prêts à rebrousser chemin, quitte à revenir d’une autre manière. Nous nous éloignons de ce que nous réalisons bien vite être une arnaque organisée. Comme quoi, nous avons beau voyager depuis des années et être toujours sur nos gardes et vigilants, tout peut toujours arriver. Le temps de midi nous fait entrer dans un fast-food où Oli essaye de trouver une autre alternative pour rallier cette fameuse grande muraille. Nous tombons sur un père de famille qui essaye de nous aider temps bien que mal avec son anglais honorable. Nous finissons par trouver un moyen de transport et négocions bien les modalités. Nous ne payerons qu’au retour, pour être sûrs de ne pas rester en rade.

Nous embarquons dans la  voiture, mangeons notre fast-food froid à l’intérieur de celle-ci pour ne pas perdre plus de temps car il est déjà 13.00. Nous parcourrons les kilomètres qui nous séparent de la grande muraille en un temps record tellement le chauffeur roule à tombeau ouvert, sans respecter, ni les limitations de vitesse, ni le code de la route si toutefois il y en existe un. Le temps de garer le véhicule, nous nous dirigeons ensuite vers l’entrée et seulement après une longue balade en montée, nous  arriverons au pied du téléphérique qui nous emmènera au sommet. Alors commence un orage et une nacelle bloquée qui nous fera encore perdre une bonne demi-heure.  Finalement, tout rentre dans l’ordre et nous poserons le  pied sur cette fameuse grande muraille à 14.30.




 

 
















La construction de la grande muraille débuta il y a plus de 2.000 ans à l’époque de l’unification de la Chine sous l’empereur Qin Shi Huangdi. Cette extraordinaire construction semble serpenter à l’infini sur près de 6.259 Km. Les épaisses murailles servirent à protéger l’empire du milieu des envahisseurs mongols. L’ouvrage  serait non seulement la plus grande construction militaire jamais construite, mais aussi la  plus grande nécropole au monde, car la plupart des ouvriers décédés, souvent des prisonniers-esclaves sont enterrés à ses pieds.   


Selon Mao : » Qui n’a pas gravi la grande muraille n’est pas un homme véritable. » Après cette journée dont nous nous souviendrons encore très longtemps, nous pouvons nous qualifier non seulement de véritable homme, mais aussi de véritable aventurier. 


L’horloge tourne et il est temps  pour nous de lever le camp et de reprendre notre voiture folle pour  attraper de justesse notre bus pour retourner sur Pékin. Nous mettrons près de trois heures pour le même trajet en bus. Nan est confortablement assise et Oli assis sur les marches juste à côté du chauffeur. Après ce long calvaire et à l’approche de la ville Oli décide de sortir du bus sans payer en signe de protestation. Ce que nous pensions être un terminal  de taxi ne sera malheureusement qu’un dépôt sauvage de taxis sans chauffeur. Nous  devrons arpenter quelques rues avant de pouvoir en arrêter un qui nous  conduira à notre hôtel  et surtout à notre lit bien mérité.

vendredi 15 juillet 2016

Cube bleu et nid d’oiseau


Aujourd’hui, nous nous octroyons une journée de relâche avant notre excursion du soir. Nous nous levons un peu plus tard, prenons notre petit déjeuner en chambre comme tous les jours, puis nous nous mettons en route pour aller visiter un marché. Il ne s’agit pas d’un marché à proprement dit comme nous en avons vu souvent dans de nombreux pays asiatiques, mais plutôt d’un centre commercial aux bonnes affaires nous à t’on dit. En arrivant sur place en taxi, car l’endroit est légèrement excentré, nous nous sommes demandé si nous ne nous étions pas trompé d’endroit tellement les abords ressemblaient plus à un parc d’attraction qu’à ce que nous cherchions. En nous aventurant dans le dédale des boutiques réparties sur plusieurs étages, nous nous sommes très vite aperçus que ce que nous  achetions dans notre pays à bas prix était bel et bien produit ici et vendu à un prix dérisoire, voire défiant toute concurrence. Nous nous sommes également rendu compte qu’on nous prenait bel et bien pour des pigeons, aussi bien ici que chez nous. Ayant quand-même une certaine habitude en matière d’achats de ce type, nous avons très vite coupé court aux  négociations interminables auxquelles on voulait nous inciter. Nous ferons quelques petits achats raisonnables.


Ensuite, nous nous sommes rendu dans un autre centre commercial pour y manger une délicieuse fondue chinoise avec ses légumes bien locaux, sa viande appétissante et son bouillon au choix, le tout accompagné d’une bonne bière.



Rentrés à l’hôtel, Oli fera quelques longueurs dans la piscine pendant que Nan profitera du transat pour se relaxer. L’heure tourne et notre rendez-vous avec le complexe olympique qui a accueilli les jeux d’été en 2008 approche. Nous avons  décidé d’en faire la  visite le soir, pour  voir entre-autre le nid d’oiseau qui a servi de scène  pour l’ouverture et qui porte maintenant le nom  de stade national. Non loin de ce dernier se trouve la piscine olympique que les gens ont surnommé le cube, de couleur bleu et autres variations. Nan en tant que jeune espoir belge de natation pour les jeux olympique de Moscou se devait d’aller le voir.








Chemin faisant nous avons pu prendre quelques photos avec les mascottes et admirer la torche où la flamme brula tout au long de l’évènement. Nous avons également admiré quelques  autres édifices bercés par des jeux de lumières avant de retourner à notre hôtel  pour nous reposer en vue de la longue journée qui nous attend le lendemain.





mercredi 13 juillet 2016

Le palais d’été


C’est à une heure de métro que nous nous rendons au nord-ouest de la ville dans un lieu aussi incontournable que la cité interdite ou le  temple du ciel. Le parc qui entoure le gigantesque lac central du palais d’été est escarpé et tellement étendu qu’il permettrait que l’on s’y promène une journée entière. Les jardins, les temples, les pavillons, les ponts, les tours et les couloirs forment un merveilleux terrain de jeux où les empereurs fuyaient jadis la fournaise estivale de la capitale impériale.  




Nous nous attarderons quelques heures dans cet endroit totalement différent des deux précédents par sa topographie pour y admirer la colline de la longévité parsemée de ses nombreux temples bouddhiques.




 


En contre-bas, nous déambulerons sous la longue galerie, cet élégant ouvrage en bois orné d’une profusion de peintures.









A l’opposé de celle-ci se trouve le bateau en marbre. Nous ferons l’impasse sur le temple du roi dragon qui se trouve sur l’île reliée à la terre ferme par le pont aux dix-sept arches que l’on peut apercevoir au loin.





Ensuite, nous ferons l’ascension en sens inverse par la salle des nuages ordonnés avant de nous attaquer aux escaliers nous menant au pavillon des fragrances bouddhiques d’où nous aurons une merveilleuse vue panoramique sur le lac et les temples en contre-bas.










La journée se termine comme elle a commencé, non loin de la porte d’entrée du parc à deux encablures des dédalles d’un métro aux couloirs interminables et portiques de sécurités. A sa grande surprise, Oli s’est vu ouvrir son sac à dos dans lequel il transportait comme depuis plusieurs jours, un parapluie, un pull et une gourde. Pourquoi aujourd’hui ? Aucune idée ! Fatigué et exaspéré par le fait d’enlever plusieurs fois par jour le sac à dos, l’appareil photo et la pochette ventrale, il n’a certainement pas supporté que l’agent lui demande en plus de boire à la gourde pour vérifier qu’il ne transportait pas d’explosif. C’est ainsi qu’en retirant celle-ci  de sa bouche et en visant délibérément l’agent qu’il pressa assez fort sur cette dernière pour créer un beau jet et arroser l’agent en signe de protestation. Pour en remettre une couche, Oli s’est soit disant confondu en excuse tout en jubilant intérieurement de ce qu’il venait d’accomplir. Ce n’est certes pas fort intelligent, mais tellement déstressant. Il faut parfois savoir prendre des risques mesurés.