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mercredi 14 mars 2018

Bonne nouvelle au Myanmar


C’est toujours un plaisir pour nous de partager avec vous d’heureux évènements concernant des personnes rencontrées lors de nos vadrouilles et avec qui nous sommes toujours en contact.



Nous avons récemment appris par les médias sociaux que notre chauffeur & guide birman « Nay Win Ni » s’était marié. Nous voulions partager avec vous cet heureux évènement et leur souhaiter tout le bonheur du monde.  


mercredi 9 mars 2016

Selfie world

Après l'article Clean Moana sur le Myanmar, nous voulions terminer sur une touche plus fun.

GSM, oh beau GSM, dit moi qui est le plus beau ou la plus belle du Myanmar ?







On ne s'étonnera plus que certains finissent sous un camion ou tombent dans le vide.

Clean Moana Myanmar

Nous avons essayé de prendre un maximum de recul par rapport à la  destination qui n’a pas toujours été facile pour nous au niveau de l’hygiène avant d’écrire cet article. Que dire du Myanmar et du traitement des déchets. Tout a commencé pour nous avec Rangoon et ses égouts à ciel ouvert où tout le monde peut y jeter ce que bon lui semble. Nous nous sommes dit qu’il s’agissait d’une grande ville et que c’était normal, qu’à la campagne cela devait être totalement différent.  


Nous nous sommes ensuite rendus à Bagan, haut lieu touristique du pays qui draine certainement le plus de touristes dans ce pays et nous avons été agréablement surpris car les sites n’ont pas l’air  de souffrir de ce fléau. Il semble que les autorités ont placé la barre très haute en affichant partout le long des routes « no plastic zone ». Il semble que cela porte ses fruits, ce qui nous réjouit. Une idée nous est venue pour motiver d’autres lieux ou sites, pourquoi  ne pas décerner, comme nous  le faisons en Europe pour les villages fleuris, une nouvelle mention village sans déchet avec de l’argent à la clé, car nous avons constaté que seul l’argent peut faire avancer ce type de projet.


Nous n’avons pas pu nous rendre compte de la situation en bord de fleuve en quittant Bagan pour nous rendre à Mandalay, car il y faisait nuit. Mais en arrivant à Mandalay, nous avions l’impression à nouveau d’être à Rangoon. C’est peut être normal car il s’agit de la seconde plus grande ville du pays. Nous avons pu constater qu’il n’y avait pas vraiment de système de ramassage des ordures et que souvent des personnes brulaient les déchets ou ramassaient ce qui pouvait être monnayable et recyclable comme : cartons, bouteilles en plastiques, en verre ou canettes en métal. Comme  toujours, ce sont de petites initiatives individuelles qui apportent de petites solutions, mais c’est déjà un très bon début.



Ce qui nous a le plus déçu, ce sont ces sites touristiques jonchés de toute sortes de déchets ou ces lieux où les animaux fouillent dans les détritus ou encore ces endroits en pleine nature au beau milieu de nulle part où il ne devrait pas y avoir de pollution humaine.






Il semble  que ce type de paysage ne choque que les occidentaux soumis  à toutes sortes de programme de recyclage et non les autochtones qui ont toujours vécu avec cela et ne comprennent pas encore l’impact environnemental que cela a et aura dans le futur si rien n’est fait. Tout est une question d’éducation, d’apprentissage et de vouloir que seul le  pouvoir en place peut apporter. Nous avons appris que Mrs Aung San Suu Kyi en ferait une priorité de son parti politique. Nous lui souhaitons beaucoup de succès, car le travail à fournir est colossal. De plus, ce n’est pas une bonne publicité pour le tourisme, si rien n’est fait rapidement.



Nous vous avions également déjà fait part dans un précédent article  de cet enfant qui jouait dans les ordures au pont Ubein, sous les regards indifférents de ces touristes captivés par le coucher du soleil. 

Nous pensions avoir vu le pire, mais nous le découvrirons à la fin de notre séjour, au camp de base du rocher d’or, où la rivière a pratiquement disparu sous les immondices. Nous n’avions jamais vu ça de nos propres yeux, juste en photos dans d’autres pays et cela nous a littéralement retourné les tripes. Comment un pays peut-il en arriver là ?        


C’est donc sans aucune tergiversation que le Myanmar devient leader des pays les plus sales que nous avons visité et prend la place de l’Indonésie que nous  avions qualifiée de patrie du plastique. Nous lui décernons la savate d'or. Espérons que nous  ne serons plus amenés à vous montrer de telles images de pays que nous allons encore parcourir. Nous restons attentifs. 


mardi 8 mars 2016

Les deux dernières journées d’un périple de 28 jours au Myanmar

Aujourd’hui, nous nous rendons au camp de base du Mont Kyaiktiyo, connu sous le nom de rocher d’or. En route et sur le bord de la route, nous nous ferons expliquer l’assemblage de meubles en bambou. Cela a l’air simple à monter et cela a aussi l’air très solide. Tout le contraire de ce leader mondial scandinave du meuble à monter soi-même. A voir à l’usage, c’est l’Asie après tout.










Nous nous installons dans notre logement où nous prendrons également le repas avant de nous rendre à 5 minutes en voiture à la gare routière d’où partent les trucks pour le rocher d’or.



Heureusement qu’Oli a vu et signalé à notre chauffeur qu’un truck était en partance, sinon nous y serions peut-être toujours, car les trucks ne partent que quand ils sont remplis. Rempli veut dire 6 petits formats par rangée et il y en a huit par truck. Evidemment, comme nous sommes grands et que nous sommes coincés comme des sardines, nous refusons de nous mettre à plus de 5 sur la même rangée. Le drame, le chauffeur ne veut pas partir et nous, nous ne voulons pas payer. Cela commence bien. Finalement, nous partons à une personne en moins sur notre rangée et une de plus sur une autre.  La montée durera 45 minutes pendant lesquelles nous croiserons les doigts que  rien n’arrive, car le truck fonce à toute allure et prend les virages bien serrés. Nous arrivons donc en un seul morceau, mais devrons encore marcher une bonne vingtaine de minutes jusqu’au rocher d’or.  Avant cela, il nous faudra en tant que touriste payer un droit d’entrée en plus du truck. L’addition commence tout doucement à  être salée. Oli, exaspéré par cette situation, inscrit dans le  registre officiel, non pas son nom, mais « banque de Belgique ».



Nous slalomerons entre les échoppes à souvenirs, ôterons nos chaussures avant d’entrer sur le site et nous dirigerons vers le célèbre rocher d’or. Déception, car personne ne nous avait signalé, ni notre chauffeur, ni le guide à l’entrée, que le rocher était  en travaux et qu’il était encerclé d’un échafaudage de bambou. Nous n’avons jamais été aussi dépités d’une telle situation, surtout  que  nous  avons fait appel à une agence extérieure pour éviter de tels désagréments. Nous ne nous sommes pas attardé sur le site, mais avant de partir, nous avons manifesté notre mécontentement à la personne à qui nous avions payé le droit d’entrée, qui nous a rigolé au nez et fait mine  de ne pas comprendre l’anglais. Mais quand OLI a tapé du poing sur la table en criant devant les autre touristes « I want my money back » et quand NAN  a failli retourner la table sur la tête de l’employé, il n’a plus rien dit et OLI a pris l’argent qu’un autre touriste venait  de payer. Comme quoi, il ne faut pas tout accepter sous prétexte que nous sommes touristes,  souvent considérés comme des banques d’investissement.



Plus qu’énervés par la situation il a fallu en plus à nouveau négocier nos places dans le truck. Même cinéma qu’à l’aller, mais  nous n’avons pas plus fléchi. La descente fut plus rapide, mais pas moins dangereuse pour la cause. Pour couronner le tout, nous sommes rentrés à pied à l’hôtel, car notre chauffeur ne nous attendait pas où il avait prévu de nous attendre.


Le lendemain, après une bonne nuit, nous avons repris la route direction Rangoun et son aéroport, pour prendre notre avion direction Bangkok. Mais avant, nous nous sommes fait rembourser l’argent que  nous avions dépensé pour l’excursion vers le rocher d’or, sous  forme de repas, offert par l’agence via laquelle nous étions passés, car OLI a forcé la main à la directrice. Nous nous sommes évidemment bien gardés de lui raconter l’épisode de la récupération de notre droit d’entrée. Il ne faut quand même pas être plus bouddhiste qu’un moine.


Bye bye Myanmar.      

lundi 7 mars 2016

Le plus grand Bouddha couché du monde


Pour ceux d’entre vous qui se demandent ce qu’est devenu Squiz, nous tenons à les rassurer, il se porte mieux. Comme nous, il a été dérangé des intestins en mangeant une feuille de salade fort probablement lavée avec de l’eau souillée. Comme quoi, il a beau être du règne animal, il n’est pas pour autant à l’abri. Que cela  lui serve de leçon. C’est donc en compagnie de Squiz, que nous nous rendons sur le site où se trouve le plus grand et long Bouddha couché du monde. Il mesure plus de 180 m de long et est creux en son centre, abritant un chapelet de salles de retraite et de représentations de la vie de Bouddha. La campagne de récolte des dons a été lancée en 1994 par le moine Bhaddanta Kesara qui est à l’origine des plans. C'est un site étonnant, mélange de statues, de géants herculéens, de bêtes, de pagodes et de fontaines. Squiz nous a confié qu’il se trouvait tout petit face à cette construction, qu’il faut le dire, reste unique et étrange. Nous lui souhaitons longue vie, car elle n’est pas dans un très bon état, vu les matériaux de mauvaise qualité utilisés.








En quittant les lieux, nous nous attarderons quelques instants devant les représentations des 500 moines, tous différents, vêtus de rouge suivant Bouddha. Pour des non-croyants, le site pourrait plus ressembler à un parc d’attraction qu’à autre chose, mais doit néanmoins être vu.




Les villages aux maisons en bois ne manquent pas dans la région et nous sommes contents de pouvoir nous arrêter dans l’un d’eux pour aller à la rencontre des gens. C’est ainsi que nous déambulerons dans les allées du marché et dans les rues où nous admirerons le travail minutieux et éreintant de la construction d’un puit d’eau douce. Des scènes de vie que nous aimons pardessus tout.













Avant de poursuivre le reste de la journée, nous testerons pour changer de cuisine, un restaurant indien recommandé par notre chauffeur. La communauté indienne et musulmane est bien représentée à Mauwlamyine et cela se retrouve dans la cuisine locale, dans les restaurants et dans la street food du soir. Par rapport à ce repas de midi nous ne nous plaindrons ni  de la qualité, ni du goût, ni des quantités, ni de l’addition.


Nous reprenons nos visites, cette fois d’un tout autre registre. Nous allons faire le tour des autres lieux de culte présents dans la ville. Nous débuterons par la première église baptiste de la ville, fondée en 1827. Nous  poursuivrons avec une l’église catholique et anglicane, en passant par un temple hindou et quelques mosquées. Et comme  cela ne suffit pas, nous  irons voir un monastère qui abrite un Bouddha tressé en bambou. Pour terminer la journée, nous  tâcherons d’enfin apercevoir un magnifique coucher de soleil. Malheureusement celui-ci sera comme ceux des jours précédents aux abonnés absents à cause de la brume de chaleur.