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samedi 18 juin 2016

Interminable navigation et voyage


Notre séjour philippin touche tout doucement à sa fin et nous a beaucoup plu tant les gens sont souriants, gentils et curieux. Nous ne pouvons certes pas tirer des conclusions hâtives n’ayant visité que  trois  îles, mais nous avons dèjà l’envie d’y revenir. Il faut donc partir et pour ce faire nous devons reprendre « Ocean Jet » vers Cebu City pendant 4h50. Le trajet est long, fort heureusement la mer est calme et c’est à la tombée de la nuit que nous arrivons au port. La journée est loin d’être terminée et c’est en taxi que nous nous rendrons à notre hôtel sur l’île voisine de Mactan Cebu où se trouve l’aéroport international. La circulation est dense et nous mettrons encore une heure avant de pouvoir  déposer nos sacs dans notre chambre. Nous arrivons finalement à notre hôtel « Eloisa Royal Suite » que nous avons choisi pour sa proximité de l’aéroport vu que notre vol du surlendemain direction Tokyo est programmé à 05h50. La chambre est coquettement décorée, juste un peu étroite et surtout sans fenêtre. Nous avons préféré nous reposer une journée entière avant d’enchainer pour un long voyage vers la  Chine.







N’ayant rien mangé de consistant depuis des heures, nous nous sommes rendu dans le centre commercial le plus proche de notre hôtel espérant y trouver quelque  chose de bon à manger. Nous n’avons trouvé qu’un malheureux « Joli Bee », horrible fast-food philippin.


Dès le lendemain, après l’excellent petit déjeuner buffet de l’hôtel (ce n’est pas une blague), nous sommes sortis prendre l’air quelques temps. Nous avons également mis à profit la journée pour reprendre des forces, refaire nos  sacs, nous occuper de nos diverses tâches administratives et informatiques. 




Après une courte nuit, nous avons pris la direction de l’aéroport à bord de notre navette mise à disposition par l’hôtel. Après un rapide check-in, un rapide passage à la sécurité et tout aussi rapide passage à la douane, nous embarquons sur notre vol Cebu Pacific Air à destination de Tokyo. 5 heures plus tard, nous referons  la même chose pour notre vol à destination de Pékin. Nous aurons la chance de faire la connaissance d’un japonais employé au département quarantaine qui nous adresse la  parole dans un français impeccable.  Notre vol  ANA (All Nippon Airways) sera opéré par Air China. Comme repas à bord, nous aurons un avant-goût ce qui nous attend fort probablement en Chine. Pour la troisième fois de la journée, nous procédons aux formalités douanières et sécuritaires, ressortons pour la 15ème fois nos cartes d’embarquements ainsi que nos passeports…et ce n’est pas fini.







Avant de pouvoir nous allonger sur notre lit, il nous faudra trouver dans l’immensité de l’aéroport l’endroit exact où nous attend la navette de notre hôtel. Après quelques recherches auprès de différentes personnes ne parlant pas l’anglais, nous finissons par trouver le lieu. Nous approchons de notre but et de l’endroit  où nous passerons la nuit avant de reprendre un vol le lendemain matin pour la ville de X’ian. L’hôtel a tout d’un hôtel Chinois pour chinois, comme on se l’imagine.  




jeudi 2 juin 2016

Transition vers les Philippines


Après avoir passé trois merveilleuses semaines au pays du soleil levant et nous imprégner de la culture nippone, nous quittons Hakone pour nous rendre à nouveau en bus et en train là où tout a débuté, à l’aéroport de Tokyo Narita. Nous y logerons au "Narita Tobu Hotel Airport" la nuit avant de prendre notre avion pour les Philippines et subirons un tremblement de terre de magnitude 5,6 depuis le 9ème étage de notre hôtel. La sensation était étrange quand le lit a commencé à tanguer vers 21h07 et que nous avons entendu les poutres métalliques du bâtiment se froisser les unes contre les autres. Heureusement, cela n’a duré que quelques secondes, il n’y a pas eu le moindre dégât et il n’y a pas eu d’autres répliques. Nous nous souviendrons encore longtemps de cet évènement.





Notre vol Cebu Pacifique Air de 12h05 nous permettra d’en profiter pour dormir un peu plus longtemps, vu que la nuit a été légèrement perturbée et que Nan a difficilement trouvé le sommeil. Le réveil s’est fait en douceur et la météo pluvieuse n’incitait pas à se lever tôt. Après le petit déjeuner nous nous rendrons à l’aéroport avec la navette de bus organisée via l’hôtel.


Le départ de notre vol se fait à l’heure et nous voilà partis pour 5h30 de vol en direction des Philippines où nous passerons, nous l’espérons, 19 jours au soleil sans trop de pluie, car la saison des pluies va bientôt commencer. Nous verrons bien par la suite si notre bonne étoile continue à nous suivre. Le service à bord est très minimaliste, voire inexistant et nous nous contenterons de notre snack. Pas de divertissements non plus, il nous est juste loisible de regarder par la fenêtre. Comme le spectacle n’est pas très varié : nuages, nuages et nuages, nous nous laisserons aller en espérant trouver le sommeil et nous endormir, c’est toujours un bon moyen pour faire passer les heures de vols. Nous approchons tout doucement de l’île de Cebu et de son aéroport sur l’île voisine de Mactan Cebu.



Les formalités douanières n’ont rien à voir avec celle du Japon, ni la rapidité avec laquelle nous  avons passé la douane. Nous  récupérons également assez rapidement nos bagages, mais c’est au guichet automatique ATM que nous perdrons un temps précieux, car aucune de nos cartes n’est acceptée. Le stress gagne Oli, heureusement que Nan reste calme et qu’elle se souvient avoir gardé 21 USD que la  banque au Myanmar n’avait pas voulu, car les billets n’étaient pas neufs (juste pour rappel, ils nous  ont par contre refourgué leurs vieux billets tout chiffonnés). Nous voilà moins riches de 21 USD, mais plus riche de 980 Pesos (monnaie des Philippines), ce qui nous permettra au moins de prendre le taxi. Dans la foulée nous arrivons finalement à retirer de l’argent de cette machine à billet en réduisant le montant demandé.


Nous hélons un taxi et lui demandons de nous  conduire à  notre hôtel « Pier Cuattro » à Cebu City, proche des embarcadères des bateaux pour les îles proches, où nous nous rendrons le lendemain matin. Il nous faudra une heure interminable pour parcourir les 8 Km qui séparent l’aéroport de notre hôtel à Cebu City. Il y a une circulation de tous les tonnerres, rien n’avance, les motos se faufilent entre les voitures quand elles ne sont pas pare-chocs contre pare-chocs. Les gens sont entassés dans des bus sans climatisation, accrochés aux plates formes arrière ou à quatre sur une moto, donc ne nous plaignons pas.

Nous arrivons finalement à notre hôtel dont  le personnel souriant de la réception nous donne bonne impression. La transition avec la chambre sera assez brutale, mais finalement, nous avons un lit et pour le même prix le petit déjeuner, qui s’avéra le lendemain être bien bon.          




mercredi 1 juin 2016

Clean Moana – discipline japonaise


Pendant 21 jours nous avons cherché, traqué, scruté, chassé le moindre plastique, mégot, déchet, la moindre canette, bouteille en plastique ou en verre, mais fort de constater, nous avons  échoué. Ce n’est pas faute d’avoir été inattentifs, voir laxistes ou tête en l’air, mais tout simplement dans les villes, les métros, les bus, les trains, les lieux publics, les lieux touristiques, tout est mis  en œuvre pour déposer ses déchets quelque part. Pourtant les poubelles ne sont pas omniprésentes tous les 10 mètres, mais celles qui sont placées aux endroits stratégiques semblent être efficaces. Quand il n’y en a pas accessible, les japonais gardent leurs déchets jusqu’au moment où ils en trouvent une. N’est-ce pas tout simplement magique de se dire que tout réside en l’éducation et le savoir vivre ensemble ?  Nous avons évidemment suivi la tendance comme il se doit. Des campagnes de ramassage et de nettoyage semblent être organisées dans certaines grandes villes pour les, distraits qui ne se seraient pas rendu compte qu’ils étaient au Japon.




Lors de nos nombreuses pérégrinations devant les magasins d’alimentations, gros producteurs de déchets malgré eux, nous  avons pu constater que les poubelles ne manquaient pas non plus et c’est très bien ainsi, car lors de nos achats quotidiens et les repas consommés, préparés chaque jour nous nous  sommes très vite rendu compte que l’emballage et le suremballage était une véritable plaie. Nous n’avons pas poussé nos investigations jusqu’à savoir ce que ces déchets devenaient, s’ils étaient triés, broyés, brulés, mais nous  avons trouvé une action de recyclage très intéressante même si nous n’en connaissons pas le but. Nous supposons que la collecte de bouchons en plastiques devait servir à une œuvre caritative touchant la petite enfance. Comme toujours, il existe des actions, aussi petites soient-elles, honorables et constructives.




Nous ne pouvons pas nous prononcer quant à l’impact sur les côtes, les plages et la mer, car nous ne nous sommes pas promenés de ce côté-là. Nous espérons qu’il en est de même, malgré les images que tout un chacun a en mémoire des récents tsunamis qui ont drainé des tonnes de détritus à travers les océans et les terres japonaises. Ne leur jetons pas la  pierre, car ils n’y sont pour rien.            

mardi 31 mai 2016

Mont Fuji


Pour la dernière étape de notre circuit découverte du Japon nous avons choisi la région montagneuse de Hakone. Notre « B&B pension Hakone » porte mal son nom, il s’apparente plus à un centre hospitalier de revalidation avec ses règles bien nippones transformé en hôtel. Il dispose de deux onsens (bains chauds), un pour femme et un pour homme où il n’est pas toléré d’entrer avec un tatouage, ce qui n’a pas empêché Oli de le faire. Cela n’a guère eu d’impact, car personne ne parlait l’anglais pour le lui signaler, juste un autocollant à l’entrée du bain. Quant aux pièces communes pour se laver, c’est les femmes dans une aile de l’hôtel et les hommes dans l’autre. Par contre,  la chambre est spacieuse et équipée d’un frigo pour  nos  réserves alimentaires de nos  différents repas et apéros en chambre. L’établissement est perdu au milieu de la forêt, bien heureusement qu’une navette est organisée régulièrement pour nous déposer à l’une des deux stations de bus où nous pourrons utiliser notre « Hakone Freepass » de trois jours, car le « Japan Rail Pass » ne fonctionne pas ici.



Le lac Ashi du parc national de Hakone se trouve à une demi-heure de bus de notre point de chute et sera également le point  de départ de nos excursions de la journée. En premier, nous embarquerons sur un bateau à voile pour une navigation d’une heure où nous pourrons admirer les forêts entourant le lac et le torii rouge au pied du temple que nous visiterons plus tard dans la journée, mais pas de Mont Fuji à l’horizon.





A notre arrivée de l’autre côté du lac, nous emprunterons un premier funiculaire pour nous rendre sur une plate-forme d’où nous avons une splendide vue sur le  lac, mais toujours pas sur le Mont Fuji. Nous  emprunterons un second funiculaire pour nous rendre encore plus haut, mais nous ne pourrons pas sortir de la station car des émanations de gaz toxiques sortent des entrailles de la montagne et le Mont Fuji ne pointe toujours pas son nez.







Au retour à l’embarcadère, nous longerons le lac sur un agréable sentier bordé de cèdres et de rhododendrons jusqu’au sanctuaire shintoïste Hakone-jinja. Au pied de celui-ci, se dresse au milieu d’un bosquet le torii le plus célèbre du japon qui émerge des eaux du lac.















 

Nous piqueniquerons au bord de ce même lac et enfin apparaîtra le majestueux Mont Fuji, ce colosse de 3.776 m de haut dont le sommet enneigé est souvent dans les nuages. Nous devrons jouer de plusieurs filtres pour le faire apparaître sur nos photos. Un proverbe japonais dit : “Qui gravit une fois le Mont Fuji est un sage, qui le gravit deux fois est un fou”. Il reste incontestablement  l’emblème le plus célèbre du Japon. Notre unique regret est de ne pas l’avoir photographié la veille depuis la fenêtre de notre Shinkanzen, car il apparaissait devant nous sous son plus beau jour. C’est peut-être un signe, il nous faudra revenir au Japon, c’est sûr.