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lundi 21 décembre 2015

Clean Moana – Tonga


Comme nous le faisons à chaque fin de séjour et ce depuis 5 mois maintenant, nous voulions vous donner notre sentiment par rapport aux déchets que l’on a trouvé aux Tongas.


Malheureusement, nous avons constaté que, jusqu’à présent, c’est l’endroit le plus pollué de notre périple, bien plus que l’était la Nouvelle Calédonie, tous déchets confondus.


Ha’apai est l’île la plus touchée par ce fléau, même si elle a une bonne excuse qui réside sur le fait que l’île a été touchée de plein fouet l’an dernier par un cyclone qui a fait monter le niveau de la mer en charriant une multitude de déchets. L’île était recouverte à moitié par la mer. Si les Tongas se veulent être une destination touristique, il est grand temps que les  autorités y mettent les moyens ou que la population qui se dit fière de son île se mette au travail de ramassage des déchets.   


A l’époque où j’avais eu l’occasion de m’entretenir quelque peu avec le Premier Ministre des Tongas, je n’avais pas encore pu me rendre compte à quel point les îles étaient polluées. Nous avions plus parlé de tourisme et d’économie, vu qu’il venait d’accorder de son temps à une délégation chinoise voulant promouvoir le tourisme aux Tongas. Si j’avais su et pu, j’aurais bien voulu avoir son point de vue sur la question des déchets.



Oui, la nation tongienne est petite à l’échelle de l’échiquier mondial. Oui, ils ont de petits moyens. Ces îles reçoivent de nombreuses aides venant de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, des Etats Unis d’Amérique et de l’Union Européenne pour différents projets. Il est donc grand temps de prendre le problème à bras le corps et comme toujours, ce sont des petites initiatives privées qui apportent des solutions.


Le plastique n’est pas l’unique problème de ces îles, il y a aussi la ferraille et les carcasses des anciennes voitures. Je n’arrive pas à comprendre au prix du métal, qu’il ne soit pas possible de faire un ramassage puis de l’exporter vers les pays émergeants qui en ont fortement besoin, même si le transport  par bateau coûte cher.


Finalement, nous sommes loin de la carte postale tant voulue par ces contrées.


dimanche 13 décembre 2015

Retour à Nuku Alofa


Nous quittons prématurément l’île de Ha’apai, car elle n’offre pas grand-chose à voir excepté de belles plages de sable blanc et  nous voudrions profiter de notre court séjour aux Tongas pour approfondir la visite de l’île de Tongatapu, ainsi que sa capitale Nuku Alofa.

Nous bouclons à nouveau nos bagages et demandons si le chinois qui nous a loué la voiture veut bien nous conduire à l’aéroport, ce qu’il fera sans aucun problème. Elle est belle  et simple la vie sur les îles. No stress !!!


Nous attendons notre vol en compagnie de quelques passagers et d’une ribambelle d’enfants qui se jettent sur la vitre dès l’annonce de l’arrivée de l’avion. Petit plaisir simple de la vie !!!


Le vol durera 45 minutes et nous survolerons à nouveau ce chapelet d’îles, îlots et atolls dont on ne se lasse pas tellement le spectacle est grandiose. Dire que certains ces de micros environnements sont également habités par des humains et qu’ils sont amenés à disparaitre à cause du changement climatique…   













A notre arrivée à l’aéroport, Seini nous attend pour le transfert vers la « Noa Guesthouse », où  nous avions logé lors de notre arrivée aux Tongas. Nous sommes heureux de retrouver nos deux comiques de service « Ma » et « Vika », deux fidjiennes qui tiennent la pension à leur façon et ce toujours avec un grand sourire qui réchauffe nos cœurs.




Nous prenons possession d’une autre chambre sans balcon juste à côté d’un enclos à cochons qui ne nous laisseront pas dormir tranquillement tellement ils feront du vacarme toute la nuit durant. Il faut dire que nous étions prévus pour une arrivée le lendemain et nous prenons finalement ce qui s’offre à nous de disponible. Dans la foulée, nous demandons s’il y a possibilité de nous réserver une voiture pour  trois jours. Il semble que la tâche ne sera pas aisée, mais notre duo de choc nous surprendra encore une fois. Nous l’aurons bien pour le  lendemain matin.


Nous nous rendons à pied en ville pour faire quelques achats nourritures et faire un passage chez le coiffeur pour Nan. Cette fois-ci ce sera un chinois, qui ne parle pas l’anglais, mais l’interprète lui expliquera l’ampleur du chantier. La pression est à son maximum et il s’appliquera pour que le résultat final soit très satisfaisant…enfin une coupe bien courte mais jolie !



Au souper, nous mangerons un délicieux spaghetti sauce tomate aux quatre fromages avec de la vraie viande hachée. Nous commençons tout doucement à en avoir marre de manger des boîtes et surtout du maquereau à la sauce tomate. Mais nous devons également apprendre à nous contenter de ce que nous trouvons dans les magasins. Il ne faut pas oublier que les Tongas ne produisent pas grand-chose et doivent importer la plupart des denrées de Nouvelle Zélande. Malheureusement, les bateaux ne sont pas légion. Composer un repas équilibré n’est pas une mince affaire. Par contre la bière, elle,  n’est pas en rupture de stock pour notre plus grand réconfort. Et puis, n’oublions pas que nous sommes en mode tour du monde !       



jeudi 10 décembre 2015

Un dimanche à Ha’apai.


Que peut-on bien faire un dimanche aux Tongas ? Aller à l’église évidemment et en matière d’église il y a le choix : catholique, mormon, protestant, adventiste, méthodiste, église du septième jour. Pour notre part, nous ne serons jamais allés aussi souvent à l’église que cette année.


Nous avons choisi la méthodiste, pas par conviction, ni par curiosité, mais tout simplement parce que « Mele », la dame qui travaille chez REALtonga à Nuku Alofa et qui passe son week- end en famille sur l’île, nous y a invitée. Nous nous préparons pour être à l’heure pour la messe de 10.00. Pour ne pas perturber la cérémonie, nous nous mettons au dernier rang comme les bons éléments le font habituellement en classe ! Depuis notre place de choix, nous pouvons admirer les tenues particulièrement jolies et typiques des Tongas. Nous profiterons également des magnifiques chants, bien plus que des lectures qui se font en tongien. Avant la fin de la messe, Mele nous demande si nous voulons bien l’accompagner pour la communion, étant donné que le prêtre nous y invite officiellement par micro, mais nous n’avions pas compris le message, même si celui-ci était en anglais. Ben oui du fond de la classe, ce n’est pas toujours évident, lol ! Nous nous plions donc à la  demande et nous nous agenouillions devant l’autel pour prendre un carré de pain en guise d’hostie et un petit verre d’une boisson rouge qui ne s’apparente vraiment pas à du vin, mais nous apprécions d’avoir été invités et d’avoir pu profiter pleinement de cette heure et demie de messe.











A la sortie de l’église, nous prendrons d’autres photos de ces tenues traditionnelles. Elles sont portées partout et pour toutes les occasions : à la messe, dans la rue, sur les marchés, dans les aéroports, pour un enterrement ou une cérémonie officielle, au restaurant… Ces parures sont des nattes tressées en feuilles de pandanus que l’on appelle ta’ovala. Les femmes portent une « kiekie » - ceinture décorative par-dessus leur « kofu » - tunique. Les hommes portent une « tupenu » - une ceinture tressée à base de fibres de cocotier sur leur « vala » - jupe traditionnelle, car ici ce sont les hommes qui portent la jupe.








Quelques modèles de la collection été 2015




Après cette expérience spirituelle et culturelle, nous passerons le reste de la journée à la belle plage de Nukunamo dans l’extrême nord de l’île de Fao, où nous ramasserons de jolis coquillages et où nous observerons ces curieux Bernard l’Hermite. Ces deux îles de Lifuka au sud et de Foa au nord sont toutes deux reliées par une digue où les voitures peuvent passer.     














Et un très beau coucher de soleil pour terminer cette magnifique journée.