mardi 8 décembre 2015

Voyage à destination de Vava’u


Comme  prévu, Seili vient nous chercher à 05.00 du matin à notre Guesthouse pour nous conduire à l’aéroport domestique de Nuku Alofa qui se trouve à 30 minutes de route et de l’autre côté de la  piste des vols internationaux. Nous prenons rendez-vous avec elle, pour qu’elle vienne nous récupérer à la fin de notre séjour sur les deux îles tellement elle est sympathique et intéressante. Nous sommes les premiers arrivés 90 minutes avant le départ du vol. Nous serons aussi les premiers à enregistrer, ce qui se fait  assez rapidement, avec comme obligation le passage sur la  balance.



Nous  montons à bord de ce petit avion à hélices de 18 places de la compagnie aérienne REALtonga et nous serons assis à la première rangée pour pouvoir contrôler chaque geste de nos deux pilotes. Le vol durera une heure lors de laquelle nous en profiterons pour faire un petit somme. Nous nous réveillerons  juste avant l’atterrissage sous l’effet des turbulences, certainement les résidus du cyclone qui s’est abattu récemment sur les Samoas. L’île présente des côtes déchiquetées et est moins plate et aussi verte que sa grande sœur Tongatapu.




Nous attendons nos bagages avant de monter à bord de notre navette qui nous  conduira à notre logement « Port Wine Guesthouse ». Nous traverserons quelques cocoteraies et champs de taro avant d’arriver à la ville de Neiafu où se trouve la maison d’hôte. Nichée au milieu d’un jardin tropical, nous faisons la connaissance de Tai le propriétaire, chaleureux et toujours souriant, ainsi que son épouse Sala. N’ayant pas eu l’occasion de prendre notre petit déjeuner, nous le ferons sur place et nous ne le regretterons pas. Cela fait une  éternité que nous n’avions plus aussi bien mangé au petit déjeuner. Avant de prendre  possession de notre chambre nous  jetterons un coup  d’œil dans la boutique à souvenirs qui expose de nombreux objets artisanaux. Ensuite, nous visiterons les lieux de cette ancienne maison en bois transformée en logement qui sera le nôtre avec sanitaires à partager et cuisine commune. Nous visiterons également la nouvelle maison en bois équipée elle de plusieurs chambres avec salle de bain privative, un séjour commun ainsi qu’une cuisine moderne très bien équipée. Cet espace est idéal pour des couples ou amis ayant un budget plus élevé Nous  ne pourrons malheureusement pas visiter les deux bungalows de la  propriété car ils sont réservés pour le séjour de deux jours du premier ministre des Tongas, Monsieur Akilisi Pohiva et sa suite. Vous comprendrez que pour une fois nous ne dormons pas dans un backpackers comme les autres étant donné sa fréquentation. 














Après une petite sieste, nous nous mettons en route pour visiter le centre-ville et son marché. Rien de fort excitant au niveau des bâtiments, excepté une église dédiée à Joseph, une caserne des pompiers,  un poste de police, le  marché, quelques petits magasins fourre-tout tenus exclusivement par des chinois, une pharmacie, un centre artisanal, un port commercial et de plaisance le plus abrité du Pacifique Sud.









C’est au marché que nous passerons le plus de temps à déambuler entre les étals de fruits et de légumes, ainsi que les échoppes exposants de l’artisanat local.  Nous craquerons à nouveau pour quelqu’artisanat.








Sur le chemin du retour vers notre établissement, nous ferons quelques courses alimentaires et devrons à nouveau faire preuve d’inventivité pour composer nos différents repas. Pour ce soir, ce sera spaghetti bolognaise avec de la  vraie viande hachée (mais  de quoi ?). Ce n’est certainement pas la caissière chinoise qui pourra me répondre en anglais et moi je ne comprends pas le  tongien.  Pour notre bière quotidienne, nous nous fierons à notre flair et dégusterons cette bière que nous n’avions pas trouvée à Tongatapu. Au petit déjeuner du lendemain matin, ce sera du pain toast avec du fromage vintage de 24 mois, des fruits, du jus de fruit (ananas-coco) et du thé à la vanille que nous transportons depuis la Nouvelle Calédonie.





Après une belle et longue journée, nous nous coucherons dans notre chambre et profiterons d’un bon matelas pour récupérer et être en forme pour le lendemain. 



samedi 5 décembre 2015

Nos premiers pas au royaume des Tongas


Le royaume de Tonga, dont le roi actuel est Tupou VI, compte 106.000 sujets répartis sur 40 îles habitées sur les 176 que compte le  royaume. Elles se répartissent en 4 groupes : le groupe Tongatapu (au Sud), dont fait partie la capitale Nuku Alofa, le groupe  Ha’apai (au centre) , le groupe Vava’u et le groupe Niua (au Nord).

La royauté existe depuis 1831, date à laquelle à l’aide de missionnaires chrétiens, Tu’i Tonga fût baptisé en George, pour devenir le premier roi, sous le nom de roi George Tupou I. Ce n’est qu’en 1875 que le  royaume bénéficia d’une constitution, d’une devise nationale et d’un drapeau. Le couronnement se fête chaque année le 04 décembre.

Dans les années 1970, le royaume pouvait se vanter face au monde d’avoir un monarque de poids, non seulement au niveau de son règne, mais  surtout par ses 210 kg. Le surpoids provoquant des problèmes de santé, il décida en guise d’exemple pour  sa population de perdre 75 kg et mourut finalement à l’âge honorable de 88 ans.

En 2012, le roi Tupou V mourut subitement à Hong Kong et fût remplacé par l’actuel Tupou VI. Ci-dessous, vous verrez les deux rois côte à côte sur les coupures des billets du royaume.




Nos premiers pas à Nuku Alofa un dimanche quand tout est fermé, car la population est très croyante, se limiteronts à préparer nos deux semaines aux Tongas. Comme le site internet de la compagnie aérienne national (REALtonga) n’est pas d’une grande aide, nous serons forcés d’attendre lundi pour nous rendre directement au bureau pour discuter le coup et ensuite réserver les logements. Heureusement internet (payant) fonctionne bien et nous nous rabattons sur la réservation des nuitées de notre séjour à Java en Indonésie, car les fêtes de fin d’année approchent et beaucoup d’indonésiens en profitent pour visiter leur propre pays. Après  quelques heures passées devant l’écran d’ordinateur, nous nous octroyons un petit apéro-chips, c’est dimanche après  tout, puis nous nous mettrons au fourneaux pour réchauffer au micro-onde un superbe chili sans carné, avec des tacos et des œufs, car même les restaurants sont fermés. Nous ne mourrons pas encore de faim cette fois-ci.




Le lendemain matin, comme prévu, nous nous présenterons à l’agence de la compagnie  aérienne pour effectuer nos réservations pour les îles de Vava’u et Ha’apai ou inversement selon la disponibilité. Nous n’avons pas vraiment de préférence, comme nous n’avons encore rien réservé au niveau des logements tout est possible. Finalement après une bonne heure, nous avons notre option, qui nous permettra de contacter les établissements. Sur le chemin du retour, nous faisons un détour par du marché, où nous  trouverons des échoppes de fruits, légumes, vêtements et artisanats. Difficile de ne pas se laisser tenter. La matinée nous ayant ouvert l’appétit, nous mangerons pour pas cher, un excellent Ote Ika accompagné de kasav dans un petit snack très local. En d’autres mots, un poisson cru à la « tongienne ». Il nous a tellement goûté, que nous en reprendrons en take away pour notre repas du soir, car le lendemain, nous nous lèverons tôt (04.30), pour être à l’aéroport pour notre vol de 07.00 direction l’île de Vava’u.  



                   

jeudi 3 décembre 2015

A nous les Tongas


Avant de quitter les Fidjis, nous voulions vous donner notre ressenti sur la destination qui certes fait rêver et que peu de gens peuvent situer sur le globe terrestre. Nous sommes littéralement tombés sous le charme de cette destination tellement la population est gentille, souriante, communicative, toujours prête à aider. De plus, les paysages et les fonds marins sont somptueux. Il s’agit véritablement de la  destination exotique où il faut se rendre quand on est fan de snorkeling ou de plongée. This are the results of the Belgium jury : Fidji 10 points !!!.

Bye bye Fidji. C’est à bord d’un vol de 1h20 de Fidji Airways que  nous nous rendrons aux Tongas, ou plus précisément au royaume des Tongas. Il faut savoir qu’il s’agit de l’unique monarchie du Pacifique Sud.


Après le décollage, Oli a dû changer de place dans l’avion, car il était assis à côté d’un homme de forte corpulence comme peuvent souvent être les habitants de ces contrées. L’hôtesse n’était pas fort d’accord, mais quand il a dit « j’ai payé pour une place et pas pour une demie », elle s’est pliée à sa requête sans trop protester. Nous pouvons dire que le vol s’est bien déroulé jusqu’à l’atterrissage. Nous avons survolé des îles et atolls éloignés soit des Fidjis, soit des Tongas, avant d’être secoués comme des noix de coco peu avant l’aterrissage. Le pilote a dû jongler avec les vents latéraux et de face en même temps. Nous apprendrons le lendemain que les vents étaient exceptionnellement forts, certainement à cause du gros cyclone qui s’était abattu sur les Samoas tout proches. Nous  avons donc eu de la chance de pouvoir arriver en un seul morceau.







Nous accomplissons nos formalités douanières sans beaucoup de jovialité de la part de la douanière. Ensuite, nous attendrons un temps infini pour  récupérer nos bagages dans une joyeuse désorganisation et indiscipline de la part des tongians. Ces derniers revenaient de Hawaï aux Tongas pour  les fêtes de fin d’année avec des valises débordant de cadeaux pour la famille restée au pays. Nous récupérons finalement nos bagages et devons nous soumettre au scan de tous nos  bagages entrants. On nous demande à plusieurs reprises si nous avons quelque chose à déclarer. Certainement pas, car  on nous avait déjà confisqué un pot de confiture à la mangue lors de notre vérification sécuritaire à l’aéroport de Nadi aux Fidjis.


A la sortie du hall des arrivées, notre chauffeur « Seini », que nous recommandons fortement (+676.773.50.55), nous attend avec sa voiture pour nous conduire à notre Guesthouse à Nuku Alof’a, la  capitale de l’île de Tongatapu. Nous  lui demandons également si nous  pouvons retirer de l’argent à l’aéroport avant de nous  rendre en ville. Il faut savoir que le changement de monnaie est toujours un casse-tête. Comme nous ne voyageons pas avec des devises étrangères, nous devons jongler avec nos cartes de crédit et bancaires. En effet, les montants des retraits journaliers sont souvent plafonnés et cela ne simplifie pas les choses.

Après 30 minutes de voiture, nous arrivons finalement à notre logement la « Noa Guest House », qui se situe dans un quartier à 5 minutes à pied du centre et de la rue principale de la capitale.


Nous prenons possession de notre chambre qui se situe à l’étage du bâtiment principal, avec salle de bain à partager et une jolie terrasse privative. La cuisine commune se situe au rez de chaussée et est comme souvent équipée du strict minimum et d’ustensiles inutiles. Le point commun de tous les établissements jusqu’à présent est que les draps pour essuyer la vaisselle sont souvent dans un état pitoyable, l’eau est froide, le savon de vaisselle inexistant et les frigos un vrai poème. Il ne faut pas être trop regardant en matière de propreté. Nous décidons donc, mais peut-être un peu tard, d’acheter dès le lendemain notre propre essuie et brosse à vaisselle.

Il nous est recommandé, si nous désirons nous faire à manger, d’aller faire des courses avant que les magasins ne ferment, car au royaume des Tongas, très croyant, tout s’arrête le dimanche, même les épiceries tenues quasi exclusivement par des chinois.

Nous nous préparerons un excellent repas typique « tourdumondiste » et non local : pennes, sauce tomate et thon en boîte. Nous l’améliorerons en apéro d’un chips et d’un assortiment de bières locales. Nous  ne demanderons pas notre reste et nous irons nous coucher après cette nouvelle journée de voyage.  

   

Clean Moana Fidji

Nous voulions, comme lors de chaque destination, faire le point sur nos impressions par rapport aux déchets que l’on a pu trouver aux Fidjis. Il faut savoir  que l’archipel, un des plus peuplé du Pacifique Sud, avec une capitale parmi les plus grande et plus peuplée de cette région du globe, nous a séduit par la beauté de sa nature,de ses fonds marins, ainsi  que par sa population. Nous  avons été encore une fois agréablement surpris de voir ce qui avait été mis en place pour  éviter que tous les déchets de notre quotidien ne se retrouvent inutilement dans la nature. Tant à Viti Levu (Nadi et Suva), qu’à Taveuni, que dans les Yasawas,nous n’avons rien constaté de vraiment alarmant. Nous avons bien cherché, gratouillé dans le sable et nous n’avons même pas trouvé la traditionnelle savate orpheline.  

Il n’est pas rare de voir des poubelles publiques, des pancartes attirant l’attention sur le montant de l’amande en cas d’injonction, ainsi qu’une population qui s’adonne au nettoyage.




Oui, nous avons vu quelques bouteilles en plastique dans le  bras d’une mangrove et divers déchets aux abords d’une école, mais celle-ci était malheureusement fermée pour 8 semaines, donc personne à qui en parler. C’est aussi regrettable qu’inévitable, mais nous sommes persuadés qu’une solution peut être apportée par l’éducation qui se répercutera en fin de compte sur la famille et les ainés, car ce ne sont pas uniquement les jeunes qui sont à l’origine de ce fléau.


Depuis cinq mois que nous voyageons dans des endroits paradisiaques, sur les îles où nous  parcourons les plages, les petits villages, les endroits reculés, nous ne pouvons pas dire que nous avons vraiment été effrayés par des lieux pollués de déchets, sauf peut-être la fois où nous avons vu les canettes de bière par milliers au bord de la route en Nouvelle Calédonie.


Nous continuons à être attentifs et à vous faire part de nos investigations.