lundi 25 janvier 2016

En route vers la Thaïlande


C’est le 20 janvier 2016 que nous nous mettons en route vers la Thaïlande et nous nous en souviendrons. Tout commence après l’enregistrement de nos bagages à l’aéroport de Denpasar à Bali auprès du comptoir Garuda Indonésia quand, à la sécurité, Oli se fait interpeller. Un moment d’inattention et c’est le couteau suisse qui ne passe pas inaperçu sur les écrans de la sécurité. Oli peste, mais ne se laisse pas démonter, car il tient à ce couteau et de plus nous en avons encore besoin pour le reste de notre périple. Il demande à parler à un responsable et signale qu’il désire que le  couteau lui soit envoyé en Belgique au frais de l’aéroport. Le vigile, bien gentil, nous propose d’enregistrer un de nos deux bagages à main restant en bagage en soute et d’y placer le couteau. Ce qui a magnifiquement fonctionné. A bon entendeur salut.



Nous arrivons à la douane et l’agent nous signale que nous devons payer le visa, que nous n’avions pas payé à l’entrée pour ceux qui suivent nos aventures et lisent tous les articles, non pas parce que nous ne l’avions pas payé, mais parce que nous avons dépassé le maximum de jours autorisés sans visa et ce d’un jour. Nous sommes donc resté 31 et non 30 jours en Indonésie. Oli, demande à nouveau à parler à un responsable et nous allons au bureau de l’immigration. Après 15 minutes d’explication, de négociation et d’énervement, nous quittons le bureau en payant finalement le visa. Oli est hors de lui, il lui faudra un bon moment pour s’en remettre, même la bonne salade garnie d’un des restaurants de l’aéroport  n’y fera rien. Oui c’est de notre faute, oui c’est bête et oui il y a plus grave dans la vie. Comme quoi il faut être attentif à tout et continuellement, sans quoi nous sommes bons pour des dépenses non prévues.


Confortablement installés à bord de notre premier vol Garuda Indonesia à destination de Singapour où nous serons en transit, nous profitons du repas qui nous est proposé. Oli prend un whisky pour se remettre de ses émotions et Nan prendra une bière. La connexion se passe à merveille et nous nous installons à bord du second vol opéré par Thai Airways où nous mangerons et boirons à nouveau en vue de notre arrivée tardive à Bangkok.


Comme tous les passagers, nous suivons au pas de charge le flux humain en direction de la douane où nous nous acquitterons des formalités douanières avant de faire un rapide passage par le  distributeur de billets, histoire d’avoir des devises locales. Nous croisons les doigts pour que tous nos bagages soient bien sur le tapis de livraison des bagages, car ayant pris deux compagnies aériennes de deux alliances différentes, il n’était pas gagné d’avance que tous soient délivrés, comme le stipulait la décharge de responsabilité qu’Oli a dû signer à l’aéroport de Denpasar. Finalement, c’est notre jour de chance, tout  est bien là. Il ne nous reste plus qu’à mettre nos quatre sacs sur le  chariot et d’aller vers les taxis pour nous rendre à notre hôtel « D Varee Diva – Bally » dans le quartier de Sukhumvit.  Il est tard et nous plongerons dans notre lit dès notre arrivée.     




Clean Moana Indonésie


Comme à la fin de chacun de nos séjours, nous ne dérogeons pas à la tradition de vous donner quelques nouvelles concernant les déchets qui peuvent être retrouvés sur les plages, dans l’eau, au bord de la route ou sur des  lieux touristiques hautement fréquentés. S’il doit y avoir une patrie des plastiques égarés et des déchets en tout genre, c’est certainement et surtout malheureusement en Indonésie qu’elle existe. C’est une véritable plaie tellement ils sont omniprésents. Depuis Yogjakarta, en passant par les monts Bromo et Kawah Ijen, en traversant le chenal Java en direction de Bali ou aux îles Gili sans oublier Ubud,  aucun endroit n’est épargné comme l’attestent les nombreux clichés ci-dessous :

Yogjakarta




Mont Bromo




Kawah Ijen


Chenal Java-Bali


Les îles Gili










Ubud




Ne soyons pas totalement négatif, car il existe comme souvent des mini initiatives comme aux îles Gili où le remplissage des bouteilles d’eau est vivement promotionné pour diminuer la quantité de celles-ci ou encore le ramassage organisé des déchets au Kawah Ijen.
   


Pour ma part, j’ai pu collecter aux îles Gili quelques-unes des plus belles savates et clapettes à la mode en vue de m’essayer au recyclage de celles-ci en poissons devant servir à faire des mobiles à suspendre. Je me suis assez rapidement heurté à de nombreux problèmes d’ordre technique. J’ai très vite constaté qu’avec le matériel dont je disposais, à savoir un unique couteau suisse, je ne pourrais réaliser mon bricolage. Il faut donc bel  et bien du matériel performant pour pouvoir arriver à un certain résultat digne de pouvoir être vendu à des touristes réceptifs à ce genre d’initiative. Je me pencherai donc plus en profondeur sur la  question à mon retour à la maison et m’attèlerai à certaines réalisations dignes de ce nom




Le voyage est loin d’être terminé et je pressens que les pays asiatiques que nous allons  visiter durant le reste de notre voyage apporterons certainement encore pas mal de surprises, dont nous ferons état dans d’autres articles sur le même sujet.         

dimanche 24 janvier 2016

Un week-end à la campagne balinaise


Nous écourtons notre séjour à Ubud pour nous rendre à la campagne dans la région de Blingbing pour le week-end sur invitation de notre ami Rachmat et son épouse Sri pour visiter et séjourner dans leur nouvelle « Rumah Dusun » (maison à la campagne). Mais avant d’y arriver, nous ferons un léger détour pour aller visiter le temple de Tanah Lot, le plus connu et visité de Bali. Nous y étions déjà venus dix ans plus tôt mais nous le voyons aujourd’hui sous le soleil. C’est l’un des temples de la mer les plus importants et les plus vénérés. À l’instar de celui d’Uluwatu, au bout de la péninsule méridionale de Bukit, il est intimement lié à Nirartha, le brahmane Majapahit. Autre particularité, le temple n’est accessible qu’à marée basse.









Nous mettrons plus de deux heures en voiture depuis Ubud en empruntant de petites routes à travers de petits villages  entourés de rizières. Le dernier kilomètre en direction de la maison se fera à l’arrière d’une moto, car la route donnant accès à la maison de campagne est encombrée par des véhicules dont les propriétaires sont pris par les combats de coqs.



Nous découvrons donc enfin ce petit havre de paix composé de trois bungalows nichés au milieu des rizières en haut du petit village. Nous prenons possession du bungalow avec terrasse donnant directement sur les rizières en terrasses avoisinantes. La vue est tout simplement époustouflante. L’intérieur de notre bungalow est décoré avec goût, le lit à baldaquin trône majestueusement au milieu de la pièce et la salle de bain donne vers l’extérieur. Nous nous relaxerons en regardant le coucher du soleil avant d’aller prendre le repas tous ensemble. Sri nous a préparé un bon « ikan » (poisson) au BBQ servi avec du riz et des légumes, sans oublier l’incontournable Bintang que Rachmat aime à boire mélangée à du coca. Après le dessert, nous irons nous coucher le ventre bien rempli en pensant déjà à la journée du lendemain.

















Après une excellente nuit passée dans notre bungalow, nous admirons le lever du jour sur les rizières.  Nous prendrons un petit déjeuner typiquement indonésien avant notre balade dans la rizière avec vue sur le mont Batukaru. Nous ne nous lasserons jamais de voir ce vert tendre des jeunes pousses de riz dans leurs bassins en terrasses. Nous rentrons au bercail après une belle randonnée de 2 heures 30 pour déguster le manioc fraîchement arraché dans le potager le matin même. Nous le dégusterons accompagné de noix de coco râpée et de caramel. Le tout est un véritable délice.





Du potager à l'assiette :




Traversée du village avant d'atteindre les rizières.



















Les quatre étapes du riz :















Notre week-end touche tout doucement à sa fin et nous prenons la route en compagnie de Rachmat, Sri et le chauffeur direction Jimbaran où nous resterons deux nuits avant de reprendre notre avion direction la Thaïlande.  Nous faisons à nouveau nos adieux, mais en nous promettant de revenir à Bali en y transitant lors d’un autre périple indonésien, car l’Indonésie a encore d’autres nombreuses ressources touristique que nous n’avons pas encore explorées.


L’hôtel « Sakura » n’est malheureusement pas idéalement situé malgré la navette mise à disposition pour rejoindre la plage, mais il nous permettra de nous reposer au bord de sa belle piscine et surtout d’aller porter un colis de souvenirs à la poste.