mercredi 28 octobre 2015

Domaine de Deva

Lors de notre premier passage à Bourail,  nous n’avions pas pu faire de randonnée dans les parcs de la région à cause des risques d’incendie. L’alerte étant levée, nous en avons profité pour faire deux randonnées différentes et complémentaires à nos yeux dans le domaine de Deva. La première randonnée du « sentier de la forêt des origines au lagon » est un circuit sur sentier plat de 7,5 Km qui fait découvrir la forêt primaire sèche de bord de mer et le lagon.












La seconde randonnée du « sentier du Boé Arérédi » est un sentier d’altitude qui surplombe le lagon et la fameuse faille de la plage de Poé, dont le bleu profond entaille l’eau turquoise. Il s’agit d’un ancien lit de rivière d’une profondeur d’environ 20 mètres fréquenté par des espèces pélagiques et que l’on surnomme volontiers la faille de shark. Le circuit de 4,5 Km offre à son sommet un joli point de vue ainsi qu’un bel arrêt piquenique.

















Les randonnées nous ayant ouvert l’appétit, nous nous sommes préparé de bons petits repas, ainsi que de bons petits déjeuners pour prendre un maximum de force.



Nous avons été très heureux de pouvoir enfin nous dépenser un peu physiquement après toutes ces heures passées au volant de notre voiture dont le compteur affiche allègrement les 1.400 Km déjà parcourus.

En quittant Bourail pour mettre le cap sur Nouméa, nous profiterons de l’occasion pour visiter le  musée de la ville de Bourail (bâtiment proche de ce que l'on peut voir dans le Beaujolais - étrange), ainsi que le cimetière militaire Néozélandais de la seconde guerre mondiale, ainsi que le cimetière arabe (principalement des déportés kabyles) à proximité de la mosquée.





dimanche 25 octobre 2015

De Hienghène à Bourail


Nous avons passé une plus ou moins bonne nuit jusqu’à deux heures du matin quand la pluie a commencé à tambouriner sur les tôles de la toiture. Nous avons fait l’impasse sur la toilette matinale, en privilégiant plutôt le petit déjeuner, maigrichon soit dit en passant, pour quitter les lieux au plus vite. Encore un peu, nous ne quittions pas, car le chemin d’accès en pente raide était détrempé et notre petite Chevrolet Spark avait des difficultés à monter la pente. Nous nous y sommes pris à deux reprises, quand le  propriétaire des lieux nous l’a montée en bord de route. Nous n’étions pas les premiers de la journée.



Nous savons déjà qu’une longe journée de route nous attend. Nous mettrons 7 heures avec les nombreuses haltes photos pour rallier à nouveau la côte Ouest en passant par la traversière au départ de Colnett qui se trouve à 35 Km au nord de Hienghène.

La côte Est est plus verte, plus tropicale et donc plus pluvieuse. Sur la route nous pourrons admirer les nombreuses cascades comme celles de Colnett ou de Tao. A Ouaième, nous prendrons le bac pour traverser la rivière du même nom. Un petit divertissement de 15 minutes, qui nous donnera l’occasion de nous dégourdir les jambes et d’admirer le massif montagneux de Panié qui culmine à 1.628 mètres.


















Tout au long de notre périple,  nous verrons des échoppes en bord de route où il est possible d’acheter soit de l’artisanat local, soit des fruits, soit des coquillages. La particularité est qu’il n’y a personne, que les prix sont inscrits sur chaque produit et qu’il faut glisser la pièce ou le billet dans la petite tirelire. Tout se joue sur la confiance mutuelle.




Nous arrivons à Hienghène et cherchons en bord de mer ce qu’il y a de plus connu, à savoir la poule, et nous avons fini par la trouver. Elle couve depuis des années, mais il n’y a toujours pas de poussins. Le village, comme tous les autres, n’a rien d’attractif, nous ferons donc juste une petite halte pour acheter un peu de nourriture pour remplacer celle qu’un rongeur est venu manger la nuit dans notre case. Nous nous sommes fait avoir comme des bleus, nous savions qu’il fallait faire attention. Nous aurions mieux fait de laisser le tout dans le coffre de la voiture. Après cette expérience, nous ne tomberons plus dans le piège et serons très attentifs. Nous piqueniquerons sur la route en bord de lagune avant  d’arriver à Touho.










La côte vers Touho est très jolie et du haut de la route nous pouvons admirer une dernière  fois le lagon de la côte Est avant de prendre la direction de Koné via la route traversière qui serpente dans un paysage qui passe du vert luxuriant au brun poussière de la sécheresse qui sévit sur toute la côte Ouest.





Nous avons donc fait un tout droit sur Bourail pour retourner où nous nous étions déjà arrêtés pour loger à l’aller, au gîte « la vallée ». Nous avons repris possession de notre studio avec coin cuisine et avons admiré le coucher du soleil.