mardi 15 juin 2010

De pointe Coton à Baladirou


C’est sur le conseil de notre réceptionniste que nous nous rendons en bus à l’est de l’île. 


Nous nous arrêtons au terminus de la Pointe Coton. Nous  nous dirigeons vers l’hôtel Cotton Bay, contournons le domaine pour déboucher sur une grande plage paisible. C’est au pied de celle-ci qui commence notre randonnée du jour. Nous prenons tout doucement de la  hauteur en traversant des étendues d’herbes. Nous nous  arrêtons à plusieurs reprises pour  admirer le paysage à 360°.  Les 5 Km qui séparent Pointe Coton de Baladirou nous prendront quelques heures, car nous sommes mal chaussés et mal équipés. Nous escaladerons des falaises, nous monterons et descendrons de baie en baie et d’anse en anse sous un soleil de plomb. C’est super assoiffés et super chanceux que nous trouverons deux bouteilles d’eau fraîche dans l’unique épicerie de l’unique village de tout notre périple. Nous sommes passés à Pointe au Sel, Pointe Grenade, Rivière Banane, Anse Tamarin, Pointe Source avant d’arriver à Baladirou et remonter jusqu’à Pointe aux Cornes. C’est peut-être la  raison pour laquelle nous  sommes tombé sur un troupeau de vaches, LOL.












C’est à Rivière Banane, dans une aire marine, que  nous verrons des pêcheurs s’adonner à la pêche traditionnelle à la senne. La technique consiste à mettre à l’eau un filet de pêche placé en arc de cercle entouré de rabatteurs qui tapent la surface de l’eau pour que le poisson vienne s’échouer dans les filets. La pêche pratiquée de la sorte dans le lagon est fortement règlementée en quantité de poisson pêché et n’est autorisée qu’à certaines périodes de l’année.



Nous reprenons le bus en direction de notre hôtel, où nous nous baladerons sur la plage pour admirer les kite-surfeurs slalomant entre les petites embarcations rudimentaires des pêcheurs du coin.





lundi 14 juin 2010

Du bleu et du vert, des hauts et des bas


C’est quand même agréable de pouvoir prendre son petit déjeuner à l’extérieur en terrasse face à la mer !


Nous avons loué une voiture à la réception pour aller à la découverte de l’intérieur des terres et des endroits où le bus ne passe pas nécessairement. Oli s’attendait à tout comme voiture, vu la petite taille de l’île, mais pas à un pick-up à double cabine. C’est motivé qu’il prendra le volant et nous voilà partis.


Aujourd’hui, nous prenons de la hauteur et passons du vert au bleu. Après très peu de temps, nous savons que nous allons apprécier notre unique journée en voiture et nous explorons les coins les plus reculés.


Nous verrons des cultures de légumes, des champs de maïs pour nourrir les cochons et aussi quelques plants de coton. Tout au long de nos déplacements, nous constatons que les animaux sont omniprésents et en totale liberté. Les rodriguais, quant à eux, marchent beaucoup, soit pour  aller chercher de la  nourriture, soit pour se rendre d’un point à un autre non desservi par le bus.













C’est avec grand plaisir que nous en apprenons plus sur le mode de vie local, tel que l’approvisionnement en poisson, en nous mélangeant à la population au retour de la pêche.


L’odeur de poisson nous ouvre l’appétit et c’est à Port Mathurin que nous trouvons un des rares restaurants encore prêt à nous accueillir et nous servir.


Après cet agréable repas, nous reprenons la route en direction de la région de l’aéroport qui se trouve en bord de mer à Plaine Corail. Sur la route, nous nous arrêtons pour aller visiter certains lieux de culte ainsi que leurs cimetières. Nous croisons également un grand nombre d’écoliers sur le chemin retour de l’école.









La fin de journée commence à se profiler à l’horizon et à nous offrir ses plus  belles couleurs rouges-orangées. Il  commence à être temps pour nous de retourner à notre logement. En route, nous nous arrêtons dans une petite épicerie pour aller acheter de quoi accommoder notre apéritif du soir. Nous sommes même allés cueillir des citrons verts dans le jardin personnel de la propriétaire. Cela ne peut pas être plus frais. Avant de reprendre la route, un homme frappe à la fenêtre de notre voiture et nous demande si nous pouvons le déposer chez lui, car il a raté le dernier bus. Après l’avoir déposé devant chez lui, nous sommes heureux de l’avoir emmené, car ce n’était vraiment pas la porte à côté. 





Au souper, nous goûtons au lambi (mollusque) gratiné en entrée et au carri de bœuf avec son mélange de riz. Comme dessert, ce sera une glace vanille sur une tuile avec un coulis de mangue. Le tout sera accompagné d’un bon vin rouge sud-africain.



dimanche 13 juin 2010

Jour de marché à Port Mathurin


Ce matin tôt, nous nous rendons à la capitale « Port Mathurin » pour aller faire un tour sur le marché qui se tient quotidiennement de 04-14h00 non loin de la gare routière où nous arrivons après une heure de bus. Nous avons emprunté un de ces bus aux noms évocateurs : Prince of love, Road Warrior, Return of King, dans lequel le billet de bus se poinçonne encore à l’aide d’une machine d’un autre temps.






Port Mathurin s’étend sur environ 600 mètres de long, sur 300 mètres de large et compte 5 à 7 rues à proximité de la mer. Cette petite capitale et centre administratif aux allures assoupies regorge d’anciennes maisons colorées et de monde en matinée quand c’est le marché. Nous déambulons d’échoppes en échoppes, nous achetons quelques souvenirs et nous discutons avec les vendeurs et vendeuses bien sympathiques et bien souriants. Nous achetons également quelques achards (mélanges de légumes aux épices) pour agrémenter nos apéros du soir.











Toutes ces échoppes nous donnent faim et c’est « Aux deux frères » que nous nous  arrêterons à midi pour déguster un excellent poisson cru accompagné d’une bonne bière mauricienne - Phoenix.



Nous reprenons ensuite notre découverte du centre en contemplant la petite église, la mosquée, les magasins, la pharmacie, les jolies maisons en bois et en taule, ainsi que le port. Nous nous attardons également à lire les noms savoureux sur les enseignes et nous imprégnions pleinement de l’ambiance de ce petit bourg.














Pour ne pas louper le dernier bus de 18h00, nous serons à la gare routière vers 17h00 et nous achèterons une délicieuse spécialité indienne pour couper notre faim durant le trajet. Des vendeurs ambulants montent à bord des différents bus juste avant le départ pour y vendre plutôt des en-cas sucrés. Le réseau de bus en étoile dessert fort bien l’entièreté de l’île et converge au centre de celle-ci. Ainsi, il faut en moyenne compter une heure pour aller d’un bout à l’autre de l’île et ce dans les quatre points cardinaux.




Rentrés à l’hôtel et près nous être rafraichis, nous nous adonnerons au rituel de l’apéro, fort bon et fort copieux soit dit en passant. Même la réceptionniste s’en est rendu compte, car elle nous a lâché après le repas un « Mosieu a tro bu ».