jeudi 3 mars 2016

Lac, abeilles et marché de Pindaya

Le lac de Pone Taloke n’a d’intéressant que les locaux qui viennent y faire leur linge, pour le reste il s’agit d’une balade d’une heure tout au plus en flânant. Par contre, l’activité est quotidienne et intense tout au long de la journée : les  femmes s’esquintent à rendre blanc du linge sale dans une eau qui l’est tout autant, mais il semblerait qu’elles y arrivent à force d’huile de coude. Nous tirons notre chapeau et y penserons avant de nous énerver devant du linge lavé en machine qui n’en ressort pas toujours à notre goût. Nous commençons aussi à être des pros de la lessive dans diverses conditions pas toujours faciles.










Sur l’autre rive, celle face à notre hôtel, se trouve la maison « Plan Bee », où nous nous arrêterons quelque peu. Il s’agit d’une association de bénévoles, qui à l’aide de dons, offre une formation d’apiculteur aux paysans du coin pour qu’ils aient une autre source de revenu. Nous avons eu la chance de rencontrer l’administrateur du projet, qui nous a tout expliqué en nous faisant visiter le local qui sert aussi bien de musée, de lieu didactique et de magasin. Il nous fera également le grand plaisir de nous convier à une dégustation des produits à base de miel déjà commercialisés dans la région et au Myanmar. Il espère bien pouvoir dans un avenir proche exporter ces produits à l’étranger. C’était une véritable découverte très agréable que nous voulions partager avec vous et si vous êtes dans le coin, aller visiter l’endroit où faites en également la publicité autour de vous.






Nous  devenons aussi de vrais experts en matière de marché et contrairement à celui du lac Inlé, celui-ci était nettement moins fréquenté le jour où nous y sommes allés. Une chose à laquelle nous ne nous habituons pas sont les odeurs de nourriture birmane, cuisinée ou non. Nous ne nous attarderons pas très longtemps dans cette section du marché et privilégierons les autres moins odorantes.    


























mercredi 2 mars 2016

La grotte de Pindaya


Pourquoi avoir choisi un endroit aussi reculé, difficile d’accès et cher en transfert par-dessus le marché ? Pas uniquement parce qu’il s’agit de l’une des régions les plus agricoles du Myanmar, comme en témoigne le patchwork des champs cultivés que nous traverserons, mais tout simplement pour visiter la fameuse grotte-pagode Shwe Oo Min, une immense caverne de calcaire remplie de statues dorées du Bouddha.  Peut-être aussi parce que nous commençons tout doucement à nous passionner pour les Bouddha et qu’à Pindaya, nous allons certainement trouver notre bonheur.  La grotte-pagode se trouve à 3km de la ville, soit 30 minutes de marche depuis  notre logement qui se trouve à la sortie de la ville face au lac Pone Taloke. Pindaya, du haut de sa crête calcaire possède un réseau sinueux de grottes et de tunnels naturels, où s’amoncellent les effigies du Bouddha de formes, tailles et matériaux très divers. Il faudra encore compter environ le même temps pour gravir les centaines de marches couvertes à flanc de colline, mais heureusement, l’ascenseur nous évitera de gravir les 130 dernières. Puis c’est l’entrée de la grotte et nos regards qui partent dans tous les sens tellement il y a des Bouddhas dans tous les coins et recoins, du sol au plafond. Nous n’avons pas vérifié, mais selon un récent recensement il devrait y en avoir plus  de 8.094, dont certains laissés il y a plusieurs siècles par des pèlerins, d’autres installés récemment par des organisations bouddhiques étrangères. La collection de statues en albâtre, teck, marbre, briques, laque et ciment ne cesse de s’enrichir, le flot continu de pèlerins venant déposer de nouveaux bouddhas et méditer dans les minuscules salles formées par les cavités naturelles des parois rocheuses. Nous serions certainement passés à côté de ce lieu de prière si particulier et discret, si un croyant ne s’était pas extirpé en rampant de ce tunnel sous un Bouddha. Nous avons par ailleurs préféré la partie ancienne de la grotte par rapport à la nouvelle plus grande et moins fournie en Bouddha.    
























Le retour sera légèrement plus rapide, car il se fera évidement en descente. Sur le chemin vers notre hôtel nous achèterons une pastèque bien sucrée, bien juteuse et prendrons quelques photos de la population locale. Nous nous arrêterons également dans l’unique restaurant recommandé par tous les guides de voyage, se trouvant en bord de lac, le « Green Tea ». Nous ne  dégusterons non pas une cuisine locale, mais bien une cuisine occidentale pour essayer de remettre nos  intestins d’aplomb. Le résultat sera très moyen et trop cher. Mais faute d’avoir le choix, il faut bien faire avec.








Activité favorite et obligatoire depuis 15 jours, nettoyage et récurage des pieds, car il faut enlever ses chaussures à chaque visite de pagode, temple ou monastère.