mardi 29 octobre 2013

Salvador de Bahia la colorée


Nous arrivons finalement à destination après un voyage en avion qui nous a paru interminable. Nous sommes partis à 1 heure du matin et sommes arrivé à 7h45. Pourtant il s’agissait d’un vol direct et non pas d’un omnibus des airs, pourtant nous avons fait 2 arrêts intermédiaires, un à Belem et un à Fortalezza avant de pouvoir fouler le sol de l’aéroport de Salvador de Bahia dans la province du même nom. Vu notre état de fatigue et le coût assez dérisoire du taxi, nous n’avons pas pris le bus comme prévu initialement pour nous rendre à notre logement « la poussada colonial » sur les hauteurs du cœur historique de la ville. L’établissement au caractère charmant, de style colonial portugais est joliment décoré avec des objets anciens. Notre chambre a la particularité qu’elle n’a pas de fenêtre, ce qui en soit ne nous dérange pas une fois les yeux fermés.






L’excitation de la découverte prend le dessus sur notre état de fatigue. Nous partons donc à la rencontre de cette ville colorée de 3 millions d’habitants, connue pour son âme africaine, pour les constructions coloniales et sa topographie à flanc de colline. La ville se divise  en deux parties, une partie haute et une partie basse toutes deux reliées par un ascenseur.










Dans le  quartier du Pelhourino, nous serons admiratifs de la « capoeira » qui semble être une danse acrobatique, mais qui découle plus d’une lutte africaine développée par les esclaves pour combattre leurs maîtres. 







Les différents bâtiments coloniaux colorés et en réfection, fort probablement pour la coupe du monde de football à vernir, attirent notre attention. Surtout ceux où sont visibles les azulejos, ces carrelages bleu typiquement portugais. Il règne dans cette partie de la ville historique une ambiance paisible, une nonchalance, un art de vivre qui cache bien l’insécurité qui nous a été rapportée par la police touristique. Nous n’avons donc pas poussé la curiosité dans la rue où sensiblement le trafic de drogue est légion. Nous avons préféré visiter le musée des Baianas, un endroit où sont exposés  du mobilier urbain et surtout des vêtements typiques.






Nous prendrons un petit apéritif avant de nous coucher après cette très longue journée et nous ne nous réveillerons malheureusement pas pour assister au concert gratuit qui se donnait dans la ville avec la participation de Gilberto Gil. Par contre, nous dormirons tellement bien, que nous serons en forme pour la journée qui nous attend le lendemain.   


dimanche 27 octobre 2013

Randonnée dans la forêt amazonienne


Après un bon petit déjeuner, nous quittons les lieux en pirogue pour nous rendre sur la terre ferme en vue d’une randonnée de 3 heures à travers cette forêt hostile où le danger rôde partout. Nous essuyons tout d’abord une pluie diluvienne qui nous rincera assez bien avant de pouvoir nous enfoncer dans cette verdure oppressante. Cà et là nous faisons de multiples arrêts avec notre guide qui nous montrera et expliquera toutes sortes d’animaux et de plantes dont nous n’avions même pas la connaissance de leur existence et de leur danger. C’est ainsi que nous verrons tour à tour des palmiers dont on utilise les feuilles pour tisser un éventail, des chenilles vivants dans le fruit d’un palmier que nous dégusterons soit crues ou grillées, sans oublier la liane où Oli jouera à tarzan (véritable honte de la jungle) ou encore ces fourmis urticantes. 





Nous reprendrons notre pirogue pour nous rendre dans un village et voir le mode de vie des habitants de ces contrées ainsi que leur habitat. Mais le souvenir le plus marquant dont nous nous souvenons encore aujourd’hui, c’est cet ananas que nous avons dégusté. Son jus sucré nous coule encore entre les doigts et tapisse encore nos papilles.





Nous aurons fait une  incursion rapide dans cette région, mais cela valait vraiment le détour et certainement un séjour plus long et plus approfondi. Nous endossons nos sacs à dos en vue de faire le chemin du retour de la même manière qu’à l’aller pour nous reposer à nouveau à Manaus avant de continuer la suite de notre périple brésilien.


samedi 26 octobre 2013

5,5 millions de Km² de forêt


Nous partons aujourd’hui pour 2 jours d’aventure dans la plus grande forêt équatoriale du monde. Elle couvre 5,5 millions de Km², soit 10 fois la superficie totale de la France. Notre navette vient nous chercher tôt le matin à notre hôtel pour nous conduire à l’embarcadère. La journée commencera par une heure de navigation pour admirer la rencontre des deux fleuves, le « rio Solimôes » et le  « rio Negro ». C’est en ce point qu’ils forment le fleuve amazone. La caractéristique réside dans la couleur qui se marque net entre l’ocre limoneux et le bleu intense. A certains endroits la largeur impressionnante peut varier entre 3 et 10 Km. 






     

Nous accosterons avec notre petite embarcation à un pont flottant sur l’un des nombreux confluants à une dizaine de kilomètres de Manaus avant de prendre un minibus VW typique du Brésil. Avant de monter à bord, nous profitons de quelques instants pour nous fondre dans les étals de poissons et suivre l’agitation qui règne à cet endroit où visiblement arrivent de nombreux bateaux et vivres.







Plus que deux heures de route lors desquelles nous admirerons les paysages qui s’offrent à nous avant de reprendre un autre bateau à moteur, en bois  celui-ci. La navigation durera environ une heure et demie. Nous pourrons admirer les habitations en bord de fleuve, la vie des autochtones ainsi que les moyens de transport. La chance nous sourira également, nous verrons quelques dauphins. 








Nous approchons de notre logement sur pilotis, le « Juma Lodge » perché à quelques 12 mètres du sol et, espérons-le, bien ancré dans le sol. Il nous reste à monter quelques escaliers et tanguer sur de longues passerelles avant de pouvoir déposer nos sacs à dos à la réception. Nous y verrons des photos impressionnantes du site complètement sous eau. Espérons qu’il ne pleuve pas trop la nuit.






Nous prenons nos quartiers dans un joli bungalow avec vue sur la rivière et la forêt. Nous nous relaxerons dans le hamac avant d’aller nous restaurer et partir en excursion. Au programme de la journée et de la soirée : pêche aux piranhas et caïmans. Nous aurons aussi l’occasion d’apercevoir des lucioles et d’entendre des singes hurler dans la nuit, certainement effrayés par les orages qui ne nous quitterons pas de la nuit. Nous finirons néanmoins par trouver le sommeil réparateur pour la journée qui nous attend le lendemain.