jeudi 7 janvier 2016

Le mont Bromo


Nous avons eu une petite frayeur matinale voyant que notre chauffeur n’était pas au rendez-vous à 2 heures du matin comme convenu la veille. Pas moyen de le joindre par téléphone, nous sommes convaincus qu’il ne s’est pas levé suite à la  fatigue qu’il a dû accumuler tout au long des deux jours précédents. A 3 heures du matin, nous décidons de nous recoucher quand arrive Ronnie tout confus et tout en excuse. Nous sommes un peu amers, car nous somme levés depuis 1h30 et de plus, il n’est pas garanti que  nous arrivions à l’heure  pour voir le lever du soleil.  



Finalement, nous arriverons plus vite que prévu et à temps pour faire l’ascension de nuit vers la plate-forme pour  admirer le paysage sur ce volcan fraîchement entré en éruption il y a deux semaines. C’est aussi la raison pour laquelle nous  avons mis moins de temps pour y arriver parce qu’il y a moins de touristes. Par contre, nous devrons nous contenter du panorama, qui soit dit en passant est fabuleux, car pour des raisons de sécurité il est formellement interdit d’aller dans la caldeira et faire l’ascension du flanc du volcan. Même le  petit temple au pied du géant est interdit d’accès.









Le paysage lunaire aux proportions gigantesques est d’une beauté surréaliste. Tout le secteur volcanique autour du mont Bromo (2.392 m) est classé comme l’un des sites les plus impressionnants du pays. Le Bromo s’élève des profondeurs de l’ancienne caldeira du Tengger et est l’un des trois volcans qui ont émergé jadis d’un vaste cratère de 10 km de diamètre. Actuellement, le cône fumant du Bromo qui se dresse dans une mer de cendres et de sables volcaniques, entouré des hautes falaises que forment les lèvres du cratère apporte une dimension supplémentaire. En toile de fond,se dresse fièrement le mont Semeru (3.676 m), point culminant de l’île de Java. Les habitants ont peur que le Semeru pète !!!, car il est l’un des volcans les plus actif d’Indonésie.







Après  le lever du soleil  et avec l’arrivée de la clarté, nous découvrons l’étendue des dégâts causés par la fraîche éruption sur le  paysage avoisinant. Les cendres recouvrent tout, en transformant  le paysage vert en un gris froid et austère. Les habitants ont du mérite à vivre dans un tel environnement, même  s’ils bénéficient de la  manne financière qu’apportent les touristes. Il faut savoir  qu’en temps normal plus de 350 véhicules 4x4 déversent les touristes avides de nature exceptionnelle. Nous sommes fortement surpris du calme avec lequel tout cela s’organise, car selon les nombreux blogs que nous avions consultés, c’était plus la foire d’empoigne qu’une randonnée paisible. Oui, les chevaux qui font l’ascension gênent les grimpeurs, mais rien de bien grave, juste une petite odeur un peu désagréable au réveil. Donc, n’hésitez pas à venir voir ce spectacle unique.









Légèrement fatigués de notre excursion matinale, nous nous rendons à Kalibaru (2 heures de voiture) où nous nous relaxerons autour de la piscine dans le parc arboré et fleuri de la  magnifique propriété de « Rumah Kita ». Un véritable havre de paix pour nous remettre de toutes nos émotions.







mardi 5 janvier 2016

Vers le mont Bromo


Nous quittons donc la ville de Solo pour nous mettre en route pour le mont Bromo, mais avant d’y arriver il nous faudra deux longues journées en voiture de près de 12 heures chacune. Les distances ici se comptent en heure et non en km, tellement la circulation est dense.







Lors de notre première journée de route, nous en profiterons pour nous dégourdir les jambes au temple érotique où nous rencontrerons plusieurs groupes de jeunes assez guillerets.










Après la visite de ce temple, nous traverserons pendant plusieurs km de magnifiques rizières en terrasses.











Le marché traditionnel de Tawangmangu nous permettra à nouveau de nous dégourdir les jambes et d’acheter quelques bananes en admirant les parterres de fleurs.












Nous arriverons à la tombée de la nuit à  Blitar, ville natale de notre chauffeur Ronnie, qui a du mérite de conduire dans une circulation aussi dense. Il nous recommandera un logement (« Puri Perdana ») pas trop cher, relativement propre si l’on ne regarde pas trop dans les coins. Pour le prix, il offre un petit déjeuner typiquement indonésien, qui tout d’abord nous calera et qui après quelques heures nous obligera comme souvent à nous alimenter à nouveau car cette nourriture ne semble pas tenir dans le corps. Nous comprenons mieux maintenant pourquoi les indonésiens grignotent continuellement.



La seconde journée sera aussi longue que la première et pour nous dégourdir les jambes nous  en profiterons à l’heure du repas de midi pour visiter un temple chinois, avant l’heure, car nous terminerons notre aventure en Chine au mois de juin 2016. 








Après avoir acheté un peu d’alcool (pour le nouvel an), ce qui n’est pas chose aisée ici, nous mangerons dans le parking, sous le temple chinois, une spécialité locale dont nous n’apprendrons que bien plus tard la réelle composition. Il ne s’agissait pas de viande de bœuf à la sauce cacahuète, mais du museau de bœuf beaucoup  plus  gélatineux. Comme quoi il ne faut pas toujours vouloir tout goûter à tout prix. Mais nous avons survécu, car nous  avions fait le tri sur notre assiette.


Après quelques heures de route, nous arriverons dans un logement dont je  crois nous  nous souviendrons toute notre vie, le « Rhuma Wahidin Guesthouse » pas parce qu’il était sale, bruyant, mal  tenu, mal situé, mais parce qu’il s’agissait  d’un établissement « sharia », c’est à dire qui suit la loi coranique et il n’est donc pas autorisé d’y loger en couple mixte sans être marié. La question nous a été posée et n’ayant pas avec nous le document requis, Oli a répondu sans hésitation que nous l’étions depuis 15 ans dans le plus  grand bonheur, ce faisant un plaisir de demander à son tour si la jeune réceptionniste l’était. Nous avons pris possession de notre chambre pour une courte nuit, car le  rendez-vous avec le mont Bromo  est pour 2 heures du matin.  L’histoire continuera dans un prochain article.